LIVRE XXXII. SB
chie D0U8 dévore, et, sous le nom sacré de la liberté, dous sommes tombés dans un insupportable esclavage. Plus DOS dangers sont grands, plus la GoaTeolion semble mettre d'aveuglement dans sa conduite ; je lui ai dit des vérités dans ma lettre du 13 mars, et elle a envoyé, pour m'arréter ou pour se défoire de moi, quatre commissaires. Le ministre de la guerre, Beurnonville, dont j'ai Tait la Tortune militaire, les accompagne,
a Depuis plusieurs jours, l'armée est révoltée des calomnies et des attentats dirigés contre son général, et ils auraient été victimes de ceux qui les avaient envoyés, à je n'avais retenu son indignation.
a Je les ai fait arrêter et je les ai envoyés dans un lieu sûr pour servir d'otages, en cas qu'on se prépare à commetb^ de nouveaux meurtres et de nouveaux crimes.
d Je ne tarderai plus à marcher sur Paris pour faire cesser la sanglante anarchie qui y règne; j'ai trop bien défendu la liberté jusqu'à furésent pour m'arrêter au momeot oii elle est le plus en danger.
« Nous avions juré, en i7S9, 1790 et 1791, une Ginstitution qui, en nous soumettant à des lois, nous donnait un gouvernement stable ; ce n'estque depuis que DOUS l'avons renversée que nos malheurs ont commencé. Ed la reprenant, je suis sûr de foire cesser sur-le-champ la guerre civile et la guerre étrangère, la licence, le brigandage et de rendre h la France la paix et le bon< beur qu'elle a perdus.
a Je connais la sagesse du département où je suis tié, et dont j'ai été le libérateur. Puissé-je l'être bientôt de la France entière !
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36e HISTOIHB DB LA TEBREDB.
« le voas jure que je suis bien loin d'aspirer à la dictature, et je m'eagage à quitter toute fODctioii publique dès que j'aurai sauvé ma patrie.
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Ces lettres écrites, ces proclamations lancées, Dumouriez tourne toutes ses pensées vers Lille, Valenciennes et Coadé. Il se croit sûr de celte dernière place; il y a envoyé le général Neuilly avec une nombreuse cavalerie ; la population n'y est pas considérable et ne saurait résister à la pression de l'autorité militaire. Mais il ne saurait se faire la même illusion relativement aux deux autres villes. Il n'a pas pu encore y introduire les régiments de ligne qui viennent de foire la campagne de
1. n nous est impoesible ds deviner le motif qui poussa Domonriaz k faire coonattre si vile el û onverleinent sa rébellion aux autorités départementales du Nord, autorités dont il n'était rien moii» que sAr et parmi lesquelles il n'avait pas même un affidé auquel il pflt adresser ses instructions.
Cette confidence intempestive n'eut d'autre résultat que de bire connaître â Paris, S4 heures plus t^t, la rébellion du général; car ansslt&c que l'administration départementale du Nord, qui uégeait à Douai, eut reçu cette lettre, elle en envoya une copie aux commissaires de la Convention, Lacroix, Gossuin, Merlin et Robert, qui la déposèrent sur le bureau de la Gouvention au commencement de la séance du 3. Avec un peu moins d'imprévoyance de la part de . Dumouriez, la nouvelle ne serait certainement arrivée à Paris que SI heures plus tard. Dans un pareil moment, un jour est un siècle.
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