LIVRE XXXII. 3tj
tard pour aller au camp de Maulde recevoir les mêmes hommages et les mêmes assuraoces de dévouement. Le général remet au lendemain cette seconde visite et va se délasser des fatigues et des émotions de la journée à Saint-Âmand, où un dtaer réunit chez M*" de Genlis la plus grande partie de ses officiers les plus dévoués.
Dumouriez, en se mettant à table, annonce qu'il vient de recevoir un paquet contenant des mandats d'amener contre plusieurs généraux et notamment contre le duc de Chartres. II ajoute que cette manière de procéder démontre bien quelle était l'intention de l'Assemblée, lorsqu'elle l'appelait à la barre, et justifierait, s'il en était besoin, la conduite qu'il a tenue depuis vingt-quatre heures*. Pendant le repas, les têtes s'échauffent. On invite à grands cris le général à poursuivre l'œuvre de la régénération de la France ; on jure de rétablir la constitution de 1791 et de punir la Con- Teniion de tous ses forfaits. On fait le dénombrement des officiers dont on se croit sûr et qui, par une circonstance fortuite, ne se trouvent pas dans ce moment au quartier général. On leur écrit, sur la table même du festin, qu'ils aient à revenir immédiatement par-
de SaÔDe-el-Loire ; Lelong, adjudant-major, antres officiers, sousofficiers et volontaires an nombre de vingt-six. ■
1. Ces mandats d'ameora- avaient été envoyés, sons pli cacheté, à Bearnonville par l« Ck>milé de sûreté générale, mais ils étaient an-ivéa k Sainl-Amand après t'arc«sla(ioa da ministre. Dumoariez, que les scrupules arrêtaient peu, ouvrit k lettre et put ainsi montrer lu ordres d'arrestation à ce» qu'ils concernaient.
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tagër les périls ei la gloire de leurs compagnoos d'armes'.
Dumouriez paraissait être dans une sécurité complète. CependaDt il coDDaissaii, le 2 avril au soir, l'insuccès de la tentative faîte sur ValeacieuDes ; îl pouvait se douter que celle sur Lille n'avait pas eu ua meilleur sort, puisque, depuis le matin neuf heures, il était sans nouvelles de Miaczinski. Mais il était résolu à pousser jusqu'au bout ses chances et croyait qu'elles étaient grandes encore. La réception du camp de Bruille l'avait rempli d'espérances, il comptait sur le même accueil au camp de Maulde ; aussi Bt-it annoncer sa visite au général Leveneur pour le lendemain 3 avril.
Ed recevant cette nouvelle, le malheureux J^veneur est de plus en plus embarrassé. Il voudrait rester fidèle à la République, mais il n'ose se mettre en résistance ouverte vis-à-vis de Dumouriez. Pour être en règle avec tout le monde, il expédie à Paris un de ses aides de camp porteur d'une lettre pour la Convention; puis il se met au lit, se déclare malade, atia de ne pas paraître à la revue que Dumouriez et Valence vont venir passer*.
4. Uno de ces lettres tomba entra les mains des commissaires de la Convention et fut imprimée an Monitew, if (8. Elle est datée dn 3 avril k une beura et demie dn matin.
5. L'aide de camp que Leveneur envoyait i la Gonfeotion s'appelait le capitaine Lazare Hoche. C'est la première fois qne ce ddoi, destiné à être si célèbre, {Xtralt dans l'hisloire. La lettre de Levonear
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