TROISIÈME CATÉGORIE
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Valence avait été promu au grade de général de division le 20 août 1792 et nommé général en chef de l'armée des Ardennes le 12 octobre suivant. Il rentra en France en l'an IX, reprit du service et fut nommé sénateur le 31 décembre 1807 et mourut pair de Trance en 1831.
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66i HISTOIRE DE LA TERREUR.
Marassê était né en 1726 ; il avait <toiic 67 ans en 1793. Maréchal de camp en 1780, il fut promu au grade de général de dirision le 7 septembre 1792. 11 n'était pas auprès de Dumouriei dans les journées des 1" au 5 avril. Il avait commandé la place . d'Anvers et rentrait avec l'armée de Hollande. Apprenant les événements de Saint-Amand, il ne voulut pas franchir la frontière et revint trouver Dumouriez à BruxelleE. Fort attaché à son général en chef, il fut mêlé aux intrigues que celui-ci noua en Belgique dans le courant de 1793 (voir la noie XIV). Par les ordres du gouvernement autrichien, Marassé fut interné b Temeswar, en Hongrie. Il y mourut en 1803, sans avoir revu sa patrie.
Le duc de Chartres (Louis-Philippe) était colonel propriétaire du 1/|* dragons depuis le 21 novembre 1785 ; il fut nommé maréchal de camp le 7 mai 1792, et lieutenant général le 11 septembre suivant. Au seuil même de l'exil, il se sépara de Dumouriez, se réfugia en Suisse et se déroba à toutes les recherches dans le collège de Reichenau, près Coire, oià il enseignait l'histoire et la géographie. Après bien des vicissitudes, il rentra en France en I8II1 et fut élu roi des Français en juillet 1830, Tous les partis s'accordent aujourd'hui à reconnaître que les dix-huit années de son règne doivent être comptées parmi les plus prospères dont nous ayons joui depuis la R^olution.
VouTiAEns comptait 37 ans de service en 1792. Il fut fait maréchal de camp le 22 juillet de celte année. Il commandait l'avant-garde de l'armée de Dumouriez et l'accompagna dans sa fuite. Mêlé en Belgique aux intrigues de son général en chef, il fut, ù la fin de 1793, interné par ordre du gouvernement autrichien à Temeswar, en Hongrie, et y resta jusqu'en 1808. A cette époque, il rentra en France, où il mourut en 1821,
Mathieu Dumas de Saint-Marcel était né à Montpellier en 1755. Sous-lieiit(!nant en 1773, il fit toutes les campagnes de rindc de 17^1 à 17â5, fut nommé colonel du régiment il'Auvei^ne en 1791 et maréchal de camp le 5 septembre 1793. De retour en France en 1800, il entra dans l'adminisiraiion civile
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comme JDspecleuF général des douanes et conserva ce poste pendant tout le temps de l'Empire. A la Tin de 1813, il se jeta avec sept cents douaniers dansMikubeuge et di^fendit celle place contre le duc do Saxe-Weimar jusqu'au moment où le gouvernement de la Restauration fut régulièrement éiabli. II est mort le 1" mai 1826. Il était frère du lieutenant général Mathieu Dumas qui siégea à plusieurs reprises dans nos assemblée.<ï législatives.
RuAULT était âgé de quarante-neuT ans en 1703. Colonel eu 1786,- il fut nommé maréchal de camp le 30 novembre 1792. Comme Marassé, ii faisait partie de l'armée de Hollande ; comme lui, it alla retrouver, à Bruxelles, Oumouriez qu'il n'avait pas vu depuis un mois. Il est mort en 1800, sans avoir repris du service.
Debannes avait cinquante ans en 1703. Il élait lieulenanlcolone) du 71*^ régiment depuis le 5 f»îvrier 1792, colonel du même régiment depuis ielii janvier 1793 et maréchal de camp depuis le 8 mars. Il rentra en France sous l'Empire. Son flgo l'empêcha de reprendre du service, mais il fut président du collège élecloral de la Haute-Loire en 1810 et mourut en 1818.
Beiikehon était encore un vieux soldat qui cnnTplait plus de trente ans de service en 1793. Il était maréchal de camp depuis le 8 mars. Mi'léaux intrigues que Dumouriez noua en Belgique dans le cours de l'année 1793, il fut mis en prison pendant quelque temps; nous n'avons pu savoir ce qu'il devint par la suite.
Levasseur de Nedillt était né le 17 mars 17/|3. Dès l'âge de dix-sept ans, il élait entré dans les gendarmes. Il élait lientenant-colonel le 20 avril 1788, colonel le 23 novembre 1791, maréchal de camp le 3 février 1793. Nous l'avons vu jouer un rôle important dans les événements de Valenciennes et de Condé, Après avoir hésité entre le parti convenlionne! et son affection pour Dumouriez, il suivit la fortune de ce dernier; mais nous perdons sa trace au camp de Leuze ei nous ne savons ce qu'il devint après que ce camp eut été dissous.
Segono avait fait toutes les guerres d'Amérique, puis élail passé au service de la Hollande et ensuite de la Russie, il eut
ainsi occasion de faire la campagne contre les Turcs. Rentré en France, il fut, sur la recommandation du général La Fayette, nommé colonel en 1791, Segond fut l'un des chefs du camp de Leuze, où l'on réunit les troupes qui avaient émigré avec Dumouriej. Mais ces fonctions lui furent bientôt retirées sur la dénonciation suivante que celui-ci envoya à Coboui^ :
■ Bruxelles, teSjuia 1793.
(i Mon prince,
« Parmi les officiers passés avec moi se trouve un M. Segond, que j'avais fait maréchal de camp, deux jours avant mon passage, pour le récompenser du faux zèle qu'il montrait pour la bonoe cause; il commandait alors un très-beau bataillon de chasseurs, et je croyais âtre sûr de lui et de son bataillon. H s'était même chargé d'attaquer brusquement et de surprendre Valencicones. Non-seulement il n'a rien exécuté de ce qu'il avait promis avec beaucoup de jactance, naais il a empêché que le trésor de plus de deux millions en numéraire, qui était resté à la garde de son bataillon, no nous arrivât, non-seulement en n'exécutant pas, mais en empêchant d'exéculer les "ordres qu'il avait reçus pour amener le trésor.
iT Depuis mon arrivée à votre armée, j'ai appris qu'il avait même écrit alors aux commissaires de la Convention résidants à Valenciennes pour les avertir d'envoyer reprendre ce trésor, qu'il avait fait rester à Fresnes, près Condé.
11 Votre Altesse pourra se procurer des détails plus étendus sur cette conduite criminelle par le général Thouvenot, d'après les dépositions du régiment Bourbon-Dragons.
<i Cet oilicier me paraît douteux, et je crois devoir avertir Votre Altesse du danger qu'il peut y avoir à le conserver à la solde avec la troupe française qui est à Leuze,
(t De nouveaux détails qui me sont revenus sur sa conduite factieuse, sur la méfiance qu'il inspire & ses camarades, m'engagent à vous en donner avis, pour que vous puissiez, mon prince, le faire rayer du contrôle des troupes françaises, en lui faisant signifier de quitter ce cantonnement. 11 ne faut pas, dans un si petit nombre d'hommes, en conserver dont lesseolimenls soient douteux.
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NOTES. Ml
« l'ai l'honnear d'être, avec le plus tendre et le plus respectueux attachement,
a Mon Prince,
a De Votre Altesse, « Le très-bumble et très-obéissant serviteur, a Le général DtuoDBiEZ. ii
Le prince de Cobourg fit aussitôt droit à la requête de Domouriez. Quatre jours après, il écrivait au général Ruault, commandant le camp de Leuze, la lettre suivante ;
■ Au quartier général de Bério , ce 13 Juin 119i.
< Le maréchal prince de Cobourg a appris qu'il se trouve parmi les officiers passés avec M. Dumoorlez un M. Segond, qui avait été fait marécbal de camp deux jours avant cetie époque, et s'est alors conduit directement d'une manière opposée au parti qu'a pria M. Dumouriez et le reste de l'armée française qui se trouve à Leuze. M. de Ruault aura donc à le rayer incessamment du contrôle des troupes françaises, en lui faisant agnifler de quitter ce cantonnement et les Pays-bas. a Cobourg. »
Depuis cette époque, nous avons perdu les traces de Segond, qui ne parait pas être rentré en France.
Thouvenot (Pierre) était né à Toul le 9 mars 1757. Il était sous-lieutenant d'artillerie en 1780, et Gtles campagnes de 1782 et 1783 aux lles-sous-le-Vent. Il était colonel-adjudant général en 1792, lorsque Dumouriez se l'attacha comme chef d'étatmajor et lui accorda toute sa confiance. Arrêté par ordre du gouvernement autrichien en juillet 1793, il fut conduit à Nuremberg. De là, il se réfugia dans le duché de Brunswick et y resta jusqu'en 1800. Autorisé, h cette époque, à rentrer en France, il demanda immédiatement du service et fut désigné pour faire partie de l'expédition de Saint-Domingue. A raison des services éminents qu'il y rendit, il fut fait général de brigade en vendémiaire an XI ; revenu en France avec les débris de l'expédition, il fit, à la grande armée, les campagnes de 1805, 1806 et 1807, passa en Espagne en 1808, et y resta jufr-
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ses HISTOIRE DE LA TERREUR.
qu'à la fin de l'Empire. En 1813, il fut fait général de division et baron.
SouvA, né Je 17 mars 1738, était depuis 1756 dans le commissariat des guerres. En janvier 1793, il fut nommé administrateur en chef de l'armée des Ardennes. Depuis sa sortie de France avec Dumouriez, il nous a été impossible de retrouver ses traces.
BcAUVALLON était né le 17 mars 1737 et comptait plus de vingt-cinq ans de service, lorsqu'il accomps^Dii Dumouriez dans sa déreclion. Depuis cette époque, nous n'avons pu recueillir aucun renseignement sur lui.