Voir t. IV, p.3il etsuivanles
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Commune n'a pu se procurer que par une sorte d'accaparement et qu'elle ne voulait Tendre à grande perte qu'aux seuls Parisiens. Ainsi la France devient tributaire non-seulement de Paris, mais de ses environs; ainsi la Commune a toujours dans ses mains le levier de t'insurrection. Tant que durera un pareil état de choses, le Corps législatif et la liberté nationale n'auront qu'une
existence précaire et toujours menacée Pourquoi
les départements supporteraient-ils cette perte tandis qu'ils payent le pain le double de ce qu'il coûte à Paris et que les ouvriers y reçoivent un salaire moindre de moitié et des trois quarts de ce qu'il est dans cette grande
ville? On a voulu, ces jours derniers, relever te prix
du pain. La livre qui vaut 7 sols ailleurs, a été portée de â sols à 3 sols â deniers. Aussitôt les sections ont fait entendre leurs plaintes. Que dis-je les sections? C'est le centième des volants de chaque section, car les quatrevingt-dix-neuf autres centièmes n'osent se montrer et laissent la place à cette aristocratie nouvelle qui s'élève sur les ruines de l'ancienne, à celte aristocratie qui n'est ni celle de la science ni celle de la vertu.... »
A cette sanglante ironie, la Montagne répond par ses vociférations ordinaires; sans s'en émouvoir, l'énergique Breton propose un décret ainsi conçu :
« Il est défendu h la Commune de Paris de faire « Tendre ses blés d'approvisionnement au-dessous du « prix courant des marchés voisins. »
Quelques voix isolées appuient la motion de Laojuinais, et demandent qu'on étende aux départements le principe des secours proposés pour la seule ville de