‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 4)Chapitre 53 sur 200 · L'IHVASIOS DE LA HOLT-ANDE · texte numérisé non relu

L'IHVASIOS DE LA HOLT-ANDE

La Convention était résolue à tenir tête à la coalition européenne, el même à prendre, sur plusieurs poÎDls, l'initiative de l'attaque. Elle comprit qu'avant tout il fallait réorganiser l'administratioD de l'armée, faire de nouveaux appels d'hommes, créer de nouvelles ressources financières. Dès le 1"' janvier, elle avait formé un Comité de défense générale où devaient se concentrer toutes les propositions relatives à la guerre. Les rapports de ce Comité devaient avoir la priorité sur tous les autres et être constamment à l'ordre du jour. Il devait se composer de dix-huit membres délégués, a raison de trois, par chacun des Comités de la guerre, de la marine, des colonies, des finances, diplomatique el de constitution ; bientôt le nombre en fut porté à vingt et un el même h vingt-cinq. Il délibérait presque publiquement; tous les députés ayant droit d'y siéger sans voix délibérative, il est vrai. On ne pouvait pas

tlO HISTOIRE DE LA TRIIKEUR.

attendre d'uoe pareille institution une bien grande foa-e et un bien grand secret; aussi te produit de ses èlucitbrations fut-il souvent plus théorique que pratique. Sieyès présenta, en son nom, un immense travail sur le ministère de la guerre et les services qui en dépendent. Barère consacra un travail analogue au ministère de la marine. Ces deux exposés servirent de l«xte à une trèslongue discussion qui n'aboutit point. 11 n'en Tut pas de même, heureusement, à l'égard du rapport dans lequel, le 25 janvier, Dubois-Crancé donna le plan général de la réorganisation de l'armée française.

Sur le papier nous avions trois cent mille combattants; en' réalité nous n'en avions pas cent cinquante mille. Au moment de L'eDrôlement volontaire et de la levée des corps francs, en août et septembre 1792, une masse d'individus s'étaient fait décerner ou s'étaient adjugé des grades d'une manière tout k fait irrégulière. Les cadres s'étaient formés pour une armée d'au moins huit cent mille hommes; les chefs étaient restés, mais bien des soldats n'avaient pas tardé à disparaître. Sur cinq cent dix-sept bataillons de volontaires nationaux, trois cent quatre-vingt-deux avaient fourni des élats de situation, cent trente-cinq n'en n'avaient pas donné. Sur les trois cent quatre-vingt-deux, certains ne comptaient pas cent hommes sous les drapeaux, et vraisemblablement l'effectif des cent trente-cinq était encore moindre. L'existence simultanée de tant de corps isolés, inconnus les uns aux autres, compHquait tellement l'administration, que ni le ministre, ni les généraux n'avaient pu, pendant la campagne dernière, en

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