‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 5)Chapitre 15 sur 279 · Moniteur, n · texte numérisé non relu

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l'armée du Midi. « Cet homme, disait-il, a, comme Lafayette, quitté son armée pour venir à la barre de P Assemblée législative faire des pétitions et exagérer les forces du roi de Sardaigne. Armé du droit de réquisition, il a réduit les amis de la liberté à l'inaction. Lorsqu'il n'avait aucun ennemi à combattre, il a refusé d'envoyer des renforts au camp dd Châlons et à l'armée deS Ardennes. Il aurait pu entrer en Savoie le 15 août, et il n'y est entré que le 23 septembre ; il a dilapidé les finances de l'État dans des marchés frauduleux ; enfin par deux conventions, celle du 22 octobre comme celle du 2 novembre, qui ne valent pas mieux l'une que Pautre, il a livré les patriotes genevois au despotisme militaire et à l'aristocratie* » A la suite de ce rapport, Rovère projwse la mise en accusation de Montesquiou; elle est immédiatement décrétée.

Le jour même* pour en assurer l'exécution, le ministre de la guerre expédie à l'armée du Midi un agent sûr, Faivre (d* Arles)* Celui-ci arrive au quartier général le 13, à sept heures du matin , et se rend de suite chez le plus ancien lieutenant général de l'armée, Dornac, lui exhibe ses pleifts pouvoirs, et le somme de procéder à l'arrestation de celui qui était encore son chef une heure auparavant. Mais, malgré sa diligenre, Faivre (d'Arles) était arrivé trop tard. Montesquiou avait sans doute reçu dans la nuit un avis secret; dès l'aube il était monté à cheval et avait disparu. L'agent du pouvoir exécutif expédie des courriers dans toutes les directions. On apprend bientôt que Montesquiou a pris la route de Genève. Faivre s'y rend aussitôt, et requiert le résident français

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