‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inédits (volume 5)Chapitre 204 sur 279 · Moniteur, n · texte numérisé non relu

Moniteur, n

1. Moniteur, n° 46; Journal des Débals et Décrets, n° 448, page 469.

Convention, ajoute Chabot, étaient de faux Marseillais. lis se sont dits les hommes du 10 août; ils en ont menti. Je connais tous ceux qui étaient à la prise des Tuileries, je n'en ai pas reconnu un seul. Les Marseillais du 10 août n'étaient que trois cents, ceux-ci sont plus de huit cents. On veut faire jouer à ces prétendus volontaires le rôle des grenadiers des Filles-Saint-Thomas; mais cela ne réussira pas i. »

Le plus difficile n'était pas de faire décréter la création d'une garde départementale, mais de l'organiser et, après l'avoir organisée, d'y maintenir une discipline sévère et rigoureuse. C'est ce que les Girondins négligèrent complètement. Or, les démagogues étaient très -versés dans l'art d'endoctriner un à un les soldats ( troupe de ligne ou fédérés), de leè attirer dans les sociétés populaires, de leur offrir tous les enivrements de la flatterie et de la débauche. Ils étaient parvenus plus d'une fois à démoraliser des troupes anciennes et régulières; à plus forte raison devaient-ils réussir auprès de volontaires arrivant de différents points de la France, ne se connaissant pas entre eux, n'ayant pas de chefs sur lesquels ils pussent compter et qui leur inspirassent confiance.

Les affidés de la Commune s'étaient déjà mis à l'œuvre. Après l'adoption du décret proposé par Kersaint, ils redoublent d'efforts. Déjà les Jacobins avaient ouvert une souscription pour construire dans la salle Saint-Honoré de nouvelles tribunes d'où les volontaires provinciaux pussent entendre les discours de leurs frères et

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