MUNICIPALITÉ DE PARIS. — DÉPARTEMENT DE POLICE
« Le maire de Paris est allé au Château; il y est environné d'hommes qui paraissent avoir des vues perfides contre lui. Vous seuls pouvez l'en tirer; appelez-le à la barre, un ordre de l'Assemblée le tirera de ce danger ; et aussitôt renvoyez-le à la commune, où on Tatlend et d'où l'on a envoyé vainement un exprès pour le faire venir. Nous craignons tout si vous ne prenez ce parti, et, d'ailleurs, le tocsin sonnant, le maire de Paris doit être à la commune.
(( Les administrateurs de police, ses amis, « Panïs, Sergent.
« P. S. On vient à chaque minute nous le demander. « Deux heures du matin. »
« Il faut, s'écrie Letourneur, que le maire soit mandé
nous tirer d'inquiétude et de nous donner de ses nouvelles par le porteur. « Cousin,
« Le conseil général ordonne à M. le maire de se rendre sur-lechamp dans son sein.
« Le présent arrêté lui sera porté par MM. Patris et Mahaut, et, dans le cas où le retour de M. le maire éprouverait des obstacles, les mêmes commissaires sont autorisés à se transporter à l'Assemblée nationale, à lui dénoncer ces obstacles et à demander que la liberté de ce magistrat n'éprouve aucune atteinte.
« Cousin, président; Royer, secrétaire-greffier. » n 47
à la barre!... Il faut savoir s'il est retenu au Château
par la force ou de sa propre volonté. »
L'Assemblée n'était pas en nombre et, depuis plus de
trois heures, se refusait à prendre aucune décision; mais
il s'agissait de sauver le populaire Pétion , on ne discute
plus, et le décret suivant est sur-le-champ adopté et
expédié :
« Du 40 août 1792.
« Sur la motion d'un membre, l'Assemblée nationale décrète que M. le maire de Paris se rendra à l'instant à sa barre ;
(( Décrète, en outre, que ce décret sera porté sur-lechamp à M. le maire, et remis à l'instant par un des huissiers de l'Assemblée, qui se fera accompagner de deux gendarmes nationaux.
« Tardive AU, ex-président; Lecointe-Puyraveau , Tronchon, secrétaires. »
Au moment même où l'on prétendait qu'il était gardé à vue dans le Château comme un otage précieux, Pétion se promenait dans le jardin des Tuileries avec Rœderer, qui était venu le rejoindre. Lorsque les premiers sons du tocsin se font entendre, il affecte une tranquillité parfaite. « J'espère, dit -il au procureurgénéral-syndic, qu'il n'y aura rien; des commissaires sont allés au lieu du rassemblement. » Survient le ministre de la justice, Dejoly, qui, de la part du roi, de-