‹ Histoire de la Terreur, d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 162 sur 267 · Récit de Rœderer, procès-verbal de J.-J. Leroux · texte numérisé non relu

Récit de Rœderer, procès-verbal de J.-J. Leroux

le poste même des Feuillants, soulève néanmoins les plus vives objections. Enfin, après avoir recommandé aux inspecteurs de la salle de redoubler de vigilance, l'Assemblée passe à Tordre du jour, déclarant que, hors de son enceinte, la police appartient aux corps administratifs et municipaux.

Cependant la députation des représentants était arrivée devant le roi ; celui qui la préside se contente de dire :

« Sire, l'Assemblée nationale, empressée de concourir à votre sûreté, vous offre , ainsi qu'à votre famille , un asile dans son sein *. »

Elle se range ensuite cérémonieusement autour de Louis XVI , prenant la place des membres du directoire du département, cap ceux-ci ne peuvent paraître devant le corps législatif sans avoir été préalablement appelé par lui 2.

Le cortège, ainsi reformé, s'avance jusqu'au pied delà terrasse des Feuillants, remplie d'une foule effroyablement hostile. Au moment où le roi se dispose à gravir l'escalier, des cris furibonds se font entendre : « Vive la Nation ! point de veto ! A bas ! à bas ! » Quelques énergumènes hurlent : « Non, ils n'entreront pas à l'Assemblée, ils sont cause de tous nos malheurs, il faut que cela finisse! » Les cris redoublent lorsqu'on aperçoit la reine : « Point de femme, point de femme, nous ne voulons que le roi, le roi seul ! »

4 . Rœderer, Chroniqiœ de 50 Jours ^ p. 374 . 2. Récit de Dejoly.

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