Divin. Instituliones, 4. 30, M
114 HORS DE l'ÉGLISE;, POINT DE SALUT.
être tué, mais non couronné » ; « L'Eglise catholique est la seule qui garde le vrai culte. Elle est la source de la vérité, le domicile de la foi, le temple de Dieu. Quiconque n'y entre pas ou en sort après y être entré, ne peut compter sur la vie ou le salut éternel. »
Cependant trente ans avant Bellarmin, Canisius avait inscrit à la marge de son Catéchisme^ une liste de textes tant scripturaires que patristiques, destinés à confirmer le principe : Hojs de V Eglise point de salut. Nous retrouvons cette liste avec quelques modifications chez du Perron et Becan. Ce dernier - cite un texte d'Isaïe -^j un de saint Cyprien '% cinq de saint Augustin ^ et un du pape saint Grégoire ^. Isaïe, parlant à la Jérusalem de l'avenir, lui dit : « Tes portes seront ouvertes; elles ne seront fermées ni le jour ni la nuit... Le peuple qui ne te servira pas périra. » Saint Cyprien enseigne la nécessité de l'Eglise pour le salut dans cette formule énergique : « Celui-là n'a pas Dieu pour père, qui n'a pas l'Eglise pour mère. » Saint Augustin enseigne la même doctrine dans les termes suivants : « Personne ne peut parvenir au salut et à la vie éternelle, s'il n'a le Christ pour chef. Et personne ne peut avoir le Christ pour chef s'il n'est dans son corps, qui est l'Église » ; « L'Église catholique est seule à être le corps du Christ, seule à avoir le Christ pour chef et pour Sauveur. En dehors de ce corps, personne n'est vivifié par le Saint-Esprit... Aucun de ceux qui sont hors de l'Église n'a le Saint-Esprit » ; « Quiconque est séparé de
1. De summa doclrinae christianae, 1. 18, Paris, 1579, p. 72. Les réfél'Ciicos marginales sont de Canisius; les citations ont été faites plus tard à l'aide de ces références par Busée : Isaïe ((iO. 11); Genèse (l'arche); Augustin (quatre textes utilisés par du Perron et Becan), Fulgence, saint Irénée, saint Chrysostome.
2. De Ecclesia, qu. 1, concl. 3, dans les Opuscula theologica, Paris, 1C42, p. 806.