‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 99 sur 371 · Ephe!i · texte numérisé non relu

Ephe!i

;j. As., 17. 1); h., (31. 8.

NÉCESSITÉ DE l'ÉGLISE. 113

royaume du Christ, c'est-à-dire à l'Eglise : « Son trône sera devant moi comme le soleil et comme la pleine lune, pour réternité. — Je donnerai l'éternité à sa race et son trône sera aussi durable que le ciel. — A l'époque de ces royaumes, Dieu suscitera le royaume du ciel qui durera toujours. — Son royaume Ji'aura pas de fin » ^ .

Après avoir donné toutes les preuves scripturaires de l'indéfectibilité de l'Eglise, Bellarmin cite dans le même but trois textes de saint Augustin- et un de saint Bernard^. Puis il s'occupe de répondre aux objections. Nous connaissons ces objections pour les avoir déjà rencontrées''*, et nous savons aussi comment l'auteur des Controi>erses les a résolues. Nous pouvons donc passer outre sans nous arrêter.

Catholiques et protestants étaient en désaccord profond sur la notion de l'Eglise; mais, au seizième siècle, leurs divisions cessaient quand il était question de la nécessité de l'tlglise pour le salut. « Tous, lisons-nous dans Bellarmin^, s'accordent à reconnaître que la vraie Eglise est seule à posséder la vraie foi, la vraie rémission des péchés, la véritable espérance du salut éternel. »

Se trouvant en face d'une vérité dont l'évidence n'était contestée par personne, l'auteur des Controverses ne crut pas devoir s'attarder à en fournir la démonstration. Il passa donc devant elle sans s'arrêter et se contenta de dire que tous les Pères l'avaient enseignée. Cependant, comme par hasard, il laissa tomber de sa plume les deux textes suivants dont le premier est de saint Cyprien^ et le second de Lactance " : « Ceux-là ne peuvent demeurer avec Dieu, qui n'ont pas voulu rester unis dans l'Eglise de Dieu. S'ils sont livrés aux flammes ou jetés aux bêtes, la mort ne sera pas pour eux la couronne de la foi, mais le châtiment de leur perfidie. Un tel homme peut

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