‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 106 sur 371 · Principionou fidci... 1. 24: p · texte numérisé non relu

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Telle fut la réponse de Stapleton aux objections que les protestants tiraient de saint Augustin. Bellarmin se contenta de faire observer que TEcriture, ordinairement moins claire que TEglise, pouvait cependant parfois fournir des renseignements sur elle^

Quelques théologiens récents^ ont mis à profit la réfutation patristique opposée par Bellarmin à la théorie protestante des notes de l'Église. Mais le plus ordinairement on s'est borné à exposer la théorie des vraies notes.

Notre-Seigneur a-t-il voulu que son Eglise fût une? Dans laquelle des associations chrétiennes aujourd'hui existantes l'unité voulue par le Sauveur est-elle réalisée ? Ces deux questions, déjà distinguées par Sander, furent en général traitées séparément, mais reçurent des développements très inégaux. Jusqu'à Jurieu, la première parut ne soulever aucune difficulté et fut résolue en quelques lignes. Sander ^, parcourant l'histoire de l'Eglise, mit en relief le grand rôle que les papes avaient toujours joué, les sentiments de déférence et d'obéissance dont ils avaient de tout temps été l'objet. Bellarmin ^* arriva au même résultat en apportant des textes de saint Irénée, de saint Cyprien, de saint Ambroise, de saint Jérôme, de saint Optât, de saint Augustin, de saint Léon qui exaltaient l'Eglise de Rome. Il rappela en quelques mots l'unité de foi dont les catholiques de son temps donnaient le spectacle, grâce à leur soumission à Rome. A cette unité il opposa les divisions auxquelles la Réforme n'avait cessé d'être en proie depuis son origine. Bécan ^, qui ne crut pas nécessaire de s'arrêter sur l'unité de l'Eglise romaine, s'attacha, en revan-

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