Ep.A\^. 5; Ilarlel, 1. 5îl
5. Ep. 185. 50, 31. 33. 815. Nicole cite encore de saint Augustin : Ep. 141. 4 ; 208. 6; De baplUmo, 4. 24.
G. De remissionc peccatomtm, 1. l!i, M. 05, 542,
judaïsants ^ ; le texte de saint Paul où nous lisons que certains prédicateurs bâtissent sur le fondement qui est le Christ un édifice de bois, de foin, de paille, qui sera brûlé pendant qu'eux seront sauvés quasi per ignem ^; un texte de saint Jérôme qui semblait mettre les hérétiques dans l'Eglise ^. Il se réclamait surtout du spectacle fourni par l'histoire de l'Eglise. Il rappelait que l'Eglise avait été en proie à des schismes sans que son unité en fût altérée; d'où il concluait que l'unité de communion n'est pas essentielle à l'unité de l'Eglise. Il prétendait même trouver dans l'Écriture des règles pour discerner les articles qui étaient fondamentaux et ceux qui ne l'étaient pas.
Nicole répond que les prophètes et les hommes justes originaires des dix tribus furent dispensés de se rendre au temple de Jérusalem, mais que, du reste, ils demeurèrent en communion avec Juda^. Il ajoute que les judaïsants tolérés par les apôtres étaient ceux, non pas qui voulaient imposer aux gentils la loi mosaïque, mais ceux qui se contentaient de l'observer personnellement''. Il reproche à Jurieu de s'être mépris totalement sur la pensée de saint Jérôme, qui laisse bien les méchants, mais non les hérétiques dans le sein de l'Église. Il reconnaît que le texte de saint Paul est plus difficile à résoudre^. L'apôtre, parlant de prédicateurs, semble, par là même, parler de doctrines, et comparer certaines doctrines au bois, à la paille, au foin qui seront brûlés pendant que le prédicateur sera sauvé parce qu'il a bâti sur le fondement, en d'autres termes, parce qu'il a sauvegardé les dogmes fondamentaux. Mais à cela Nicole oppose deux observations : la première, c'est que l'on ne peut pas citer un seul Père qui se soit appuyé sur ce texte pour permettre de rejeter des doctrines définies par l'Église comme n'étant pas fondamentales. La seconde.