Del'imilr (le l'Église
aux anciens conciles qui avaient condamné une foule de doctrines réputées par Jurieu non fondamentales. Il eut encore moins de peine à montrer que cette distinction était étrangère à l'Écriture. Sur ce point, d'ailleurs, Jurieu était modeste. Il renonçait à trouver dans la Bible l'expression même de sa théorie et il ne lui demandait que des règles pour faire, le triage entre les articles fondamentaux et ceux qui ne l'étaient pas. Nicole prouva que ces prétendues règles reposaient sur le caprice du ministre protestant et non sur la Bible K
Telle est la réfutation que Nicole opposa au système de Jurieu. A vrai dire, pour reproduire sa réponse complète, on devrait exposer la démonstration qu'il apporta dans l'ordre scripturaire. Mais on aura une idée suffisante de ce travail quand on saura qu'il se borne à citer ou même à résumer les textes qui parlent de la colombe, du lis entre les épines, de la bien aimée, de la maison de Dieu^ de l'épouse du Christ^. C'est à l'enquête patristique que Nicole consacra presque exclusivement ses efforts. On doit du reste reconnaître que les résultats auxquels il arriva ne furent jamais dépassés. Noël Alexandre'^, Tournely '* se contentèrent de faire un choix parmi les témoignages qu'il avait recueillis. Mais on ne tarda pas à négliger complètement ou à peu près la vaste enquête qu'il avait conduite avec tant de soin. Déjà Bossuet"^, dans sa seconde Instruction pastorale, ayant à démontrer l'unité primitive de l'Eglise, se cantonna strictement sur le terrain scripturaire. Plus tard il en fut souvent de même. Est-ce à dire que les objections contre l'unité établie par Je Sauveur dans son