‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 122 sur 371 · De Ecclesia ChrisfA, qu. 2, art · texte numérisé non relu

De Ecclesia ChrisfA, qu. 2, art

ad fines terrae, etc. Surtout ils ajoutèrent à la preuve scripturaire une preuve patristique. Ils montrèrent que les Pères s'étaient plu à signaler la catholicité comme une des marques distinctives de la vraie Eglise. Les textes de saint Optât ^ et de saint Augustin ^ que nous avons vus ailleurs furent naturellement cités. On rencontre souvent aussi les deux passages suivants de saint Pacien -^ et de saint Cyrille de Jérusalem '' : « Chrétien est mon nom; catholique est mon surnom. Le premier titre indique ma classe, le second me fait trouver dans cette classe. Le premier expose ma qualité, le second sert à me désigner. — Quand tu entres dans une ville, ne demande pas -où est le Kiiriakon^ c'est-à-dire la maison du Seigneur, car chaque hérésie a un édifice qu'elle ne craint pas d'appeler Knriakon^ bien qu'il soit souillé. Ne demande pas non plus simplement où est l'Eglise, mais où est l'Eglise catholique. C'est, en effet, le nom propre de notre mère à tous, de celle qui est l'épouse de Jésus-Christ le Fils unique de Dieu ^. »

Ici reparaît Jurieu avec sa théorie de l'Eglise-confédération*^. Il prétendit que les oracles prophétiques, qui font de l'Eglise un tableau si grandiose, n'avaient pas été accomplis par l'Eglise romaine dont l'expansion a toujours été limitée et que, pour trouver leur réalisation, il fallait grouper ensemble toutes les sectes restées fidèles aux articles fondamentaux du christianisme. Nicole répondit à Jurieu que son interprétation des prophéties relatives à la grandeur de l'œuvre du Sauveur était condamnée par toute la tradition, et que les Pères avaient

1. De schismate^ 2. 1, M. 11. 942 : « ubi ergo propriotas catliolici nominis, qiium inde Ecclesia dicta sit catholica quod sit iibique dilïusa? » Voir Histoire de la théologie positive, 3* édit. 1. 103.

2. Contra epislol. Manichaei, 5, M. 42. 175. Voir plus liant, jk 124.

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