‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 123 sur 371 · Calech. 18. 2(), xAI · texte numérisé non relu

Calech. 18. 2(), xAI

5. Voir Thomassin, Traité de l'unité de l'É(/lise; (Paris 1()88) : recueil de textes patristiquos relatifs à l'unité et à l'univeri^alité de l'Eglise; il est divisé en deux parties consacrées, l'une aux Pères grecs, l'autre aux Pères latins. — Pekkonk, De loris t/ieolo(/iris, pars 1, cap. 3, n. lt)2. Dans \o De conciliis et Ecclesia militante, 4. 4 (proniièn» note) Bellarniin présente un recueil de textes qui est, en réalité, une démonstration patristique de la catholicité comme note de la vraie Église.

G. Le vrai système de VÉylise, p. 82,

appliqué ces oracles, non à un amalgame de sectes, mais à une société unique ^ Il ajouta d'ailleurs que les formules scripturaires en litige ne devaient pas être interprétées avec une rigueur métaphysique, et que le Saint-Esprit, parlant par l'organe des prophètes, avait simplement promis à l'Église une étendue considérable en soi et supérieure à celle des autres sectes chrétiennes. A une objection analogue de Basnage, Bossuet répondit à peu près dans le même sens "^.

Plusieurs théologiens s'attachèrent à démontrer que la véritable Eglise doit être sainte, et ils firent cette démonstration à l'aide de divers textes scripturaires, notamment des suivants : Vos autem genus electum, gens sancta. — Christus dilexit Ecclesiam et seipsum tradidit pro ea ut illam sanctificaret^ ... Mais cette vérité avait-elle besoin d'être établie? Ne s'imposait-elle pas à la foi du chrétien? Aussi, sans s'attarder à chercher si la vraie Eglise doit être sainte, Bellarmin s'attache à prouver que l'Eglise romaine, et elle seule, possède la sainteté. Cinq des notes qui lui servent à reconnaître la société du Christ, sont consacrées à montrer dans l'Eglise romaine les manifestations de la sainteté. Il commence par l'examen de la doctrine ^ Il constate chez les protestants des enseignements impies ou même immoraux, par exemple, le dogme de la justification par la foi chez les luthériens, la réhabilitation de

1. De Vunilé de l'Église, 2. 3, p. 223 et suiv., surtout p. 211.

2. Insiructiona pastorales, 2. 4. « ]Mais tous croiront-ils? Non, répond saint Paul : Tous n'obéissent pas à V Évangile... S'il y a des particuliers qui ne croient pas a l'Évangile, qui doute qu'il n'y ait aussi des nations, puisqu'on en trouve même à qui l'esprit de Jésus ne permet pas de prè. cher (Act. 16. 6), durant de certains moments. Allez donc chicaner saint Paul et Jésus-Christ même; et alléguez-leur la Chine, comme vous faites sans cesse, et, si vous voulez, les terres australes, pour leur disputer la prédication écoutée par toute la terre. Tout le monde, malgré vous, entendra toujours ce langage populaire qui explique par toute la terre le monde connu, et, dans ce monde connu, une partie éclatante et considérable de ce grand tout... »

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