‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 124 sur 371 · Petr., 2. 9; Eph · texte numérisé non relu

Petr., 2. 9; Eph

4. De concilils et Ecclesia militante, 4. 71 (huitième note).

l'inceste chez les anabaptistes, la négation du libre arbitre chez les calvinistes : et il conclut que la doctrine des réformés n'est pas sainte K II constate au contraire que, chez les catholiques, s'il y a des enseignements au-dessus de la raison, il n'y en a pas qui soit contraires à la raison. Il conclut que l'Eglise romaine possède la note de la sainteté de doctrine.

Il signale en second lieu - la puissance et la fécondité de l'apostolat du Saint-Siège. L'Angleterre a été convertie à la foi par les soins du pape saint Grégoire. Les Frisons ont reçu le christianisme de saint Kilien, qui était l'envoyé du pape Conon. Boniface, l'apôtre de la Germanie, était l'envoyé du pape Grégoire IL Les Bulgares, les Slaves, les Polonais, les Danois, les Moraves, une fois devenus chrétiens, furent soumis aux papes : preuve que leur conversion s'était faite sous l'influence de la papauté. Adrien, l'apôtre de la Norvège, fut envoyé par le pape Eugène. Voilà ce qu'a fait Rome. Elle a amené à la foi des millions d'infidèles. Les luthériens, au contraire, en ont à peine converti quelques-uns. Donc c'est à l'Eglise romaine seule qu'appartient la puissance de prosélytisme qui convient à la vraie Eglise.

Comme elle a des apôtres, l'Eglise romaine a aussi des saints -^ Ils furent saints tous les docteurs qui combattirent l'hérésie. Ils furent saints également, les fondateurs d'ordres religieux. Luther lui-même reconnaît que Bernard, Dominique et François d'Assise furent des saints. Au contraire, le protestantisme doit son origine à la jalousie et à l'envie. Luther était bouffi d'orgueil; il ne parlait du pape et des rois qu'avec la dernière insolence. Tous ses disciples sont, comme leur maître, des fanfarons '•. Sans doute il y a dans l'Eglise

1. Il signalo aussi l'immoralitr do la doctrino des païons (référonces à ïOctainus do IMiniiliiis Fôlix, au Contra Génies, 1 à 7 d'Arnobo. au De rîvitate, 7, do saint Augustin), de la doctrine des anciens philosoph(^s(rôtV>renee à la Thérapeutique, 9, doTliéodoret), do la doctrino niusulnian(> (rôterencos au Coran), do la doctrino juive postérieure au christianisme (réiërenco à Sixte de Sienne).

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