De concll. et Eccl. miiit., 1. 13 (dixiouio note
4. UiMéroncos à Gesner, à Erasni(\ à Lutlior lui-niômo, au sujet de Luther et des luthériens. ]M(^me accusation portée contre les anciens hérésiarques avec références à leurs contemporains respectifs.
catholique beaucoup de méchantes gens. Mais c'est bien pis dans le protestantisme, où il n'y a pas un seul homme de bien. Conclusion : la note tirée de la sainteté des membres appartient à l'Eglise romaine.
La note tirée des miracles lui appartient également ^ . Ni les païens, ni les juifs après l'arrivée du Christ, ni les mahométans n'ont vu leur doctrine confirmée par des miracles. Luther et Calvin eux-mêmes ont radicalement échoué sur ce point. Pourtant ils auraient dû être des thaumaturges, car Dieu a toujours donné pouvoir sur la nature à ceux qu'il investissait d'une mission extraordinaire. L'Eglise romaine, au contraire, peut citer une foule de miracles qui, dans tout le cours des siècles, ont été produits pour confirmer les dogmes contestés aujourd'hui par les protestants, comme l'invocation des saints, les reliques, la confession sacramentelle, l'eucharistie, le souverain pontificat, la vie monacale. Beaucoup de miracles ont même été produits par des moines, notamment par saint Bernard, saint Dominique, saint François d'Assise, saint Vincent, saint François de Paule.
A cela les protestants objectent que les miracles ecclésiastiques, quand ils ne reposent pas sur la légende, doivent être mis sur le compte de l'imagination ou du diable, et qu'en tout cas, ils n'ont aucune valeur probante. Ils prétendent môme légitimer leur conclusion par l'exemple de l'Antéchrist qui, au dire de l'Ecriture, fera de grands prodiges; par l'autorité de saint Augustin, qui méprisait les miracles donatistes; par l'histoire de Vespasien, qui rendit la vue à un aveugle et la marche à un boiteux-. En réalité, l'Antéchrist, nous le savons par l'Ecriture, se bornera à faire descendre le feu du ciel et à faire parler l'image de la Bête : prodiges qui ne dépassent pas, en effet, la puissance du diable, mais qui n'ont rien de comparable aux résurrections de morts et aux guérisons d'aveugles