De concil. et Eccl. milil., 4. 14 (onzième note
2. Références à : Matth., 24.24; Apoc, VA. 13 et 15; // ThessaL, 2. 9; In Jo., tract. 13. 17; M. 35, 1501 de saint Augustin qui se moque des faiseurs de miracles (mirabiliarios) donatistes; De wiitatc Ecclesiae, 49; M. 43. 428 et suiv. du même docteur. (Voir Histoire delà Throfogie positive, I, 3'' édit., p. 165.)
140 NOTES DE l'Église.
ou de boiteux accomplies par nos saints. Saint Augustin méprisait les prodiges des donatistes. parce que ces prétendus miracles, qui consistaient dans de simples visions, n'avaient rien de sérieux. Mais ce docteur fait le plus grand cas des miracles opérés par les reliques des saints '. Sans doute, il a dit parfois que l'Eglise se prouve par l'Ecriture et non par les miracles. Mais il n'a tenu ce langage que dans la controverse donatiste, et il l'a tenu pour des raisons de tactique. Dans son livre Contre l'épître du fondement'-^ il déclare nettement que TEglise a sa preuve dans les miracles et que c'est à elle de prouver l'Ecriture. Quant à Vespasien, nous savons par Tacite "^ que les malades guéris par lui n'étaient pas incurables. On ne peut donc pas opposer cet empereur à nos saints. En somme, il n'y a eu de vrais miracles que dans l'Eglise romaine, ou s'il est arrivé à certains hérétiques d'en produire — tel cet évoque novatien dont parle l'historien Socrate '' — ils ne les ont faits que pour confirmer la doctrine de l'Eglise romaine. C'est donc à cette Eglise qu'appartient la note des miracles.
C'est enfin à elle qu'appartient la note de la prophétie ^. Plusieurs de ses enfants, comme saint Benoît, saint Bernard et saint François, ont prédit l'avenir. Or, nous ne trouvons rien de semblable chez les hérétiques. Et si, chez les païens, les Sibylles et Balaam ont eu le don de prophétie, ils ne l'ont eu que pour rendre témoignage à notre foi.
A partir de la fin du seizième siècle, quand les controversistes traitèrent la note de la sainteté de l'Eglise, ce ne fut jamais sans utiliser le travail de Bellarmin. Les additions qu'ils y firent ne portèrent que sur des points secondaires. Saint François de Sales ^', par exemple, raconta im miracle arrivé de son temps et dont il avait lu l'acte oiliciel. Il rapporta