‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 128 sur 371 · De concil. et Eccl. milit., 4. 5 (seconde note · texte numérisé non relu

De concil. et Eccl. milit., 4. 5 (seconde note

4. Bellarmin prouve néanmoins par des autorités patristiqucs que l'antiquité est une note de la vraie Église. 11 cite : Tertulliex, De praescript., 37, M. 2. 51 : « Qui êtes-vous? Quand avez-vous fait votre apparition? D'où venez- vous? « (apostrophe de l'Église auxliérétiques); — Saint Optât, Desc/iismate,'2. 3, M. 11. 949: « Montrez Torigine de votre chaire. » — Saint IliLAiRE, De Trinitate, 6. 21, M. 10. 173; — Saint Jérôme, Z^ùïYo^, adv. Lucifer., 28, M. 23. 182; — Saint Augustin, Contra epist. manie hael, b; M. 42.

142 NOTES DE l'Église.

notre Église est née le jour où l'empereur Pliocas fit de l'évêque de Rome le chef de tous les évoques, c'est-à-dire au commencement du septième siècle. L'histoire atteste, au contraire, que, longtemps avant Pliocas, la suprématie de l'évêque de Rome avait été proclamée par l'empereur Justinien et même par le concile de Chalcédoine '. Aucun fait nouveau ne s'est donc produit sous Phocas. Mélanchton objecte encore que le dogme évangélique commença à s'altérer sous le pape Grégoire, époque où l'invocation des saints fit son apparition. Or nous trouvons l'invocation des saints justifiée et recommandée dans les écrits de saint Ambroise. Eniin Calvin présente son église comme l'ancienne qui, après avoir été longtemps cachée, a été rendue à la lumière du jour. Or sa doctrine était, jusqu'au jour où il la prêcha, complètement inconnue. Ses partisans, il ne les a pas trouvés existants à l'avance, il les a créés en les séduisant, c'est-à-dire en leur mettant dans la tête des croyances qu'ils n'avaient pas. Calvin n'a donc pas tiré de l'obscurité une église cachée; il a fondé une église qui n'existait pas avant lui et qui, par suite, n'a rien d'apostolique. La même observation s applique à Luther. En somme, l'Eglise romaine a pour elle l'antiquité, tandis que les protestants encourent le reproche de nouveauté que les Pères faisaient aux hérétiques de leur temps.

Duj'ée ^. L'Église romaine, au dire des protestants, a commencé avec saint Grégoire et, depuis ce temps, elle a poursuivi son existence sans interruption. Cette chronologie, bien que fausse, suffît cependant à les condamner. Nés d'hier, ils n'ont pas la durée de notre Eglise.

Succession des êçéques dans l'Eglise j'omaine^. L'Ecriture nous apprend que les églises doivent être gouvernées par des évêques : Ipse dédit quosdani quideni apostolos, quosdam auteni prophetas, alios pastorcs et doctores. — Vos Spi?'itiis sanctus posait episcopos 7'egere EcclesiamDei''. Saint Jérôme nous donne le même enseignement dans ce texte : Ecclesia

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