JHalog. adv. PeLayianos, 1. 11, M
5. Sermon d'origine inconnue; appendice des sermons de saint Augustin, .V. lî)2, M. 39. 2102.
<;. In Madh., liom. 51. 1, M. 58. 533. 7. Ej). 5!>. 7; Ilartel, 1. 071.
(S. Fauss(> décr<'tale, dans Migne, P(((r. ///•., 2. 813.
conclut en ces termes : « Tous les Pères s'accordent à dire que saint Pierre a reçu du Christ la suprématie sur toute l'Eglise. Je passe sous silence les plus jeunes, comme Bède et saint Bernard. »
Comme on le pense bien, Luther ne s'avoue pas vaincue Un de ses premiers moyens de défense fut d'opposer à l'interprétation patristique l'autorité des apôtres. « Quand même, dit-il, Augustin et tous les Pères identifieraient la petra avec saint Pierre, je leur résisterais, en m'appuyant sur saint Paul, qui enseigne que « personne ne peut poser un fondement autre que celui qui a été posé, à savoir Jésus-Christ », et sur saint Pierre qui appelle le Christ : « la pierre vivante et angulaire... ». Il s'ensuit donc que si parfois les Pères identifient la petra du texte de saint Matthieu avec Pierre, ou bien ils se trompent, ou bien ils ont une pensée sur laquelle je ne me prononce pas. » Mais une pareille réponse était-elle de tout point satisfaisante? En tout cas, était-elle de nature à fermer la bouche aux partisans du pape? Luther parut en douter lui-même et il chercha du secours d'un autre côté. Il commença par supprimer la décrétale d'Anaclet, dont Eckius s'était plu à signaler l'importance : « Jamais on ne me fera croire, dit-il, que cette décrétale est de ce saint pontife et martyr^ ». Et il revint sur ce sujet à différentes reprises, en accentuant toujours son dédain pour la pièce attribuée à Anaclet. Après avoir ainsi écarté le témoignage d'Anaclet, il s'attaqua aux textes des autres Pères. Il s'efforça de montrer que saint Chrysostome s'était contenté d'attribuer à Pierre une présidence d'honneur et que les expressions dont s'étaient servis les autres docteurs étaient, pour des raisons diverses, dépourvues de portée-*. Mais, comme s'il avait conscience de marcher dans un pays inconnu, il se borna presque toujours à formuler de brèves dénégations, sans se préoccuper de les justifier. Il insista cependant sur saint Augustin. « Augustin, dit-il d'abord, a souvent expliqué que la petra était le Christ, et il ne l'a peut-être identifiée