‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 138 sur 371 · Ibid., p. 7o et OG · texte numérisé non relu

Ibid., p. 7o et OG

qu'une seule fois avec Pierre. Il est donc plutôt pour moi que contre moi'. » Le lendemain, il reprit la question en ces termes - : « Mon adversaire prétend que, dans ses Rétractations, Augustin n'a rien corrigé. Je viens de consulter les Rétractations et j'y ai vu la preuve du contraire. Il retire vraiment ce qu'il avait dit autrefois, et il déclare que Pierre n'est pas la petra, mais quil a fait profession de foi à la petra. II dit la même chose dans une homélie que les prêtres récitent à la fête des saints Pierre et Paul, et il s'exprime ainsi : « L'Église est bâtie sur \d. petra : non pas sur toi, mais sur la « petra que tu as confessée ». Je retrouve la même pensée dans Ambroise, bien qu'il ait varié... Je reste convaincu que la petra dont parle ici le Sauveur, est la profession de foi à sa propre divinité faite par saint Pierre, et que le Christ a fondé l'Eglise sur cet article de foi, c'est-à-dire sur lui-même. Mon adversaire se vante donc à tort d'avoir les Pères pour lui. car ils sont bien plus de mon côté. » « Ils sont du mien, reprit Eckius; aucun des docteurs de 1" Église n'a interprété les autorités scripturaires comme le fait le Révérend Père. Au contraire, dans nombre de cas, ils ont appuyé la primauté sur ces textes^. » Et le savant professeur, après avoir signalé discrètement'• tout ce qu'il y avait d'orgueil dans l'attitude d'un religieux augustinien qui était prêt à s'inscrire en faux contre tous les Pères, répondit aux objections de son adversaire. Il déclara notamment que le texte d'Anaclet ne pouvait être contesté, attendu que chacun pouvait le lire dans les collections, et que si l'on rejetait ce document, on se condamnait au scepticisme-'. Il affirma également que les Rétractations de saint Augustin ne contenaient aucune correction relativement au sens de la petra^'. « Bien loin de renoncer à son premier

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