‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 141 sur 371 · InJo., tr. 1-21. 5, M. t"). Iil · texte numérisé non relu

InJo., tr. 1-21. 5, M. t"). Iil

l. Dans rapponcUcc des sermons de saint Augustin, .S. 2t>l. 1, M. 3'J.

Son travail fut de bonne heure complété. En 1538, Piglii publia la Hierarchiae ecclesiasticae asseî'tio où les preuves scripturaires de la primauté de saint Pierre étaient longuement développées. Il fit une large place à l'interprétation patristique de \dipetra\ A cette époque, les disciples de Luther avaient fortifié la positionprise par leur maître ^. Ils objectaient que, selon saint Augustin, \di peîj-a était le Christ lui-même et que, selon d'autres Pères, elle était la foi de saint Pierre. Pighi s'efforça de prouver que tous les Pères orthodoxes avaient identifié la petj-a avec Pierre lui-même. Il apporta notamment un extrait de la lettre de Clément à Jacques et le texte suivant emprunté aux Prescriptions de Tertullien. « Pierre a-t-il pu ignorer quelque chose, lui qui a été appelé la petra sur laquelle l'Église devait être construite? ^ » 11 n'eut pas de peine à retrouver la même pensée dans les écrits de saint Léon et de saint Grégoire. Il ne fît de réserves que pour saint Augustin et il avoua que le docteur d'Hippone avait indifféremment identifié \d. petra avec Pierre, avec la profession de foi de cet apôtre et avec le Christ. Toutefois il fit cette observation précieuse : « Dans les discours qu'il a adressés au peuple, Augustin ne s'est pas écarté du sentiment commun de l'Eglise. » Et à l'appui de son assertion, il cita divers sermons du saint docteur où le texte /?e^r<2 était appliqué à saint Pierre ^.

Les recherches d'Eckius et de Pighi constituent comme la première étape de la discussion patristique à^X^ petra. On s'aperçut de bonne heure que les résultats obtenus par ces deux

1. Hierarchiae eccleslasHcae assertiu, Cologne, 1538, lib. 3, cap. 3 etsuiv., p. 102.

'2. Calvin, Inslitulion de la religion chrélienne, 4. (î. 6, Lyon, 1565, p. 511 déclare que c'est le Christ qui est le fondement de l'Église, mais il s'abstient de citer les Pères. — Les Cknturiateurs, Centuria 1", lib. 1, cap. 90. Bàle, 1560, 1. 314.

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