Praescr. 22, M
4. Hierarchiae ecclesiasiticae assertio, p. 106. 11 se réfère aux sermons suivants de l'appendice de saint Augustin. S. 100,201, 192, 79, M. 39.2100, 2119, 2102, 1899. Voir encore cap. 5, p. 112 et 113 où il conclut : « Vides itaque Augustinum non asserendi sed inquirendi studio diversam hanc a commun! expositionem verborum Christi ad Petrum induxisse. » Il ajoute en parlant de l'interprétation qui applique la petra à Pierre : « In alteram convenit omnium ortliodoxorum patrum et communis Ecclesiae sententia. -
160 LA PRIMAUTÉ DE JLRIDICTIOX DE SAliXT PIERRE.
apologistes, sans être négligeables, laissaient à désirer, au double point de vue de la précision et de l'exactitude. On reconnut, par exemple, qu'un certain nombre de Pères avaient identifié la /?e^/'a avec la foi de saint Pierre, et que l'attitude de saint Augustin demandait à être étudiée à nouveau. On comprit aussi qu'il fallait renoncer à faire valoir la décrétale d'Anaclet, ainsi que les décrétales des premiers papes. Dès 1571, une seconde étape fut inaugurée par Sander dans le De visihili monarchia Ecclesiae \ étape dans laquelle on rejeta une partie des textes apocryphes qui appliquaient le super hanc petram à saint Pierre ; dans laquelle surtout on se préoccupa de trouver une explication satisfaisante aux témoignages patristiques qui entendent la petra de la foi de saint Pierre ou du Christ. L'étude de Sander fut clarifiée par Stapleton et Bellarmin qui, presque en même temps, utilisèrent le De visibili monarchia Ecclesiae. Voici la thèse de l'apologiste anglais ^.
On rencontre chez les Pères trois interprétations des mots super hanc petram. Il y en a une qui identifie Idi petra avec le Christ. C'est celle-là que saint Augustin présente, dans le dernier de ses Tractatus in Joannem ^ et dans le sermon 13 De çerbis Domini'*, où il dit : « J'édifierai mon Eglise sur moi, qui suis le Fils de Dieu. Je t'édifierai sur moi, et non moi sur toi. « Il y en a une autre qui, par la petra, entend la profession de foi ou la foi que saint Pierre a professée. On la trouve dans l'homélie 55 de Chrysostome sur saint Matthieu -'% dans son homélie sur la Pentecôte ^, dans le dialogue de Cyrille sur la Trinité '^ et sous la plume de quelques pontifes romains, comme Léon le Grand ^, Agathon, Nicolas P"" et Adrien P^ La troisième inter-
1. De visibUi monarchia Ecclesiae, G. 3 et 1, Louvain, 1571. p. 172 et suiv.
2. Principtorum fidei doclrinalium deinonatratio, 0. 2 et suiv. (Paris, 1582), p. 207.
3. In Jo., tract. 124, 5, M. 35, 1073 : - Super hanc petram. inquit. <iuam confessus es, aedilicabo Ecclesiam nieani ».