‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 15 sur 371 · De bapiismo, 4. 31, M · texte numérisé non relu

De bapiismo, 4. 31, M

de religion prononcés après un mariage non consommé ; car elle n'a pas pu, de sa propre autorité, toucher au droit naturel. Sans doute, le pape Alexandre III pense autrement. Selon lui, la parole divine : Quod Deus conjunxit homo non separet^ ne s'applique qu'au mariage consommé; d'où il suit qu'il est au pouvoir humain de dirimcr le mariage non consommé. Mais son sentiment se heurte à ce fait que le mariage de nos premiers parents n'était pas encore consommé, quand Adam s'écria : Hoc nunc os ex ossibus nieis... ;à quoi le Seigneur répondit : Quod Deus conjunxit^ etc. D'ailleurs le contrat de mariage est tellement indissoluble par lui-même, que la volonté des contractants eux-mêmes ne peut pas le dissoudre. La vérité est que le pape dirime le mariage non consommé en vertu du pouvoir que lui ont conféré, dans la personne de saint Pierre, les paroles : Quodcumque solveris... Seulement on a tout lieu de croire que ce sont les apôtres qui ont fait connaître à l'Eglise toute l'étendue du pouvoir que ces paroles leur ont donné.

Quatrième marque. Quand les hommes ecclésiastiques s'accordent à dire qu'un dogme ou une coutume vient des apôtres, on doit penser qu'il en est ainsi. On doit croire, par exemple, que l'usage des images est d'origine apostolique, attendu que les Pères du septième concile général l'ont dit '. On doit croire également que le symbole récité par les fidèles vient des apôtres, puisque Rufm, saint Jérôme et une foule d'autres Pères l'attestent.

En somme, il y a des traditions apostoliques étrangères à l'Ecriture, et ces traditions portent certaines marques qui permettent de les discerner. Mais quelle est leur portée dogmatique? Telle est la troisième question que se pose Melchior Cano et qu'il résout à la double lumière de l'Ecriture et des Pères ''^.

Saint Paul attache à la tradition une telle importance qu'il l'oppose à ceux que l'I^criture et la raison ne parviennent pas à

1. Dknzinoek, Ei)(/iiri(li<)7i si/n)Oo/o>'um cl (JcfinUionum (Wi'irzbourc, 18(35), n. 215.

Page 1