De lacis l/icoloi/icis, 3, G
convaincre. 11 dit, par exemple, aux Corinthiens : « A ceux qui s'obstineraient dans leur sentiment (sur la question de savoir si les femmes peuvent prier la tête nue), je réponds que telle n'est pas notre coutume ni celle de l'Eglise de Dieu ^ » 11 dit d'autre part à Timothée : « Quiconque enseigne autrement et ne s'incline pas devant la prédication saine est un orgueilleux- ». Et aux Galates : « Anathème à quiconque vous enseignera un évangile différent de celui que vous avez reçu ^ ! » De leur côté, les Pères ont recours aux traditions non écrites pour établir les dogmes de la foi. Dans son Commentaire sur l'épitre à Tite, Origène définit l'hérétique « celui qui, au sujet de la foi chrétienne, s'écarte de la tradition ecclésiastique ». Et, dans le Périarchon^ il dit que « l'on doit adhérer à la prédication ecclésiastique dérivée des apôtres et conservée dans les églises ». Il ajoute que « la doctrine véritable est celle qui ne s'écarte pas de la prédication ecclésiastique. » Ignace écrit à Héron : « Regarde comme un loup celui qui s'écarte de la tradition, quand même il serait sincère, quand même il jeûnerait, quand même il aurait conservé la virginité, quand même il ferait des miracles et prophétiserait '*. » On lit dans Irénée : « Si les apôtres n'avaient pas laissé les Écritures, il faudrait suivre la tradition confiée par eux à ceux qu'ils mettaient à la tête des églises. C'est ainsi que font beaucoup de peuplades barbares. Elles croient au Christ et gardent la doctrine du salut écrite par l'Esprit dans leurs cœurs sans lettres ni encre ^. » Tertullien, dans le De corona, parle des « anciens usages de l'Eglise qui ont été fixés non par des écrits, mais par une coutume traditionnelle ^. » Basile dit, dans le De Spiritu sancto : « Les dogmes enseignés dans PEglise viennent, les uns de l'Écriture, les autres d'une tradition transmise en secret par les apôtres. Les uns et les autres