‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 177 sur 371 · In Calai., 2. 11, M. G1.G · texte numérisé non relu

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OBJECTIONS SCHIPTURAIRES. 205

et saint Jérôme ^ ne voyait dans le conflit qu'une comédie concertée d'avance entre saint Pierre et saint Paul. La troisième, défendue par saint Augustin, prenait à la lettre le récit de VÉpltre aux Galates^^. Bellarmin ^ reconnut loyalement que ce dernier sentiment méritait seul d'être pris en considération et que saint Paul avait protesté contre la conduite de saint Pierre. Mais il ajouta que cette protestation n'autorisait aucune inférence contre les prérogatives accordées par le Sauveur au prince des apôtres. « Il est permis, dit-il, à un inférieur de reprendre son supérieur, pourvu que sa censure soit motivée et respectueuse. »

Mais pourquoi saint Paul n'avait-il pas mentionné la primauté de saint Pierre parmi les degrés de la hiérarchie? Il l'a mentionnée, répondit Bellarmin. Il a déclaré que Dieu avait mis dans l'Eglise des apôtres. Il a désigné par ces mots le souverain pontificat; tous les apôtres possédaient, en effet, de concert avec saint Pierre, l'autorité suprême ; à cette différence près que l'autorité en question était entre les mains des apôtres comme un bien viager qui ne devait pas leur survivre, tandis qu'il était pour Pierre un bien permanent qui devait passer à ses successeurs. Toutefois, après avoir donné cette explication, Bellarmin en présenta une autre d'après laquelle le but de l'apôtre dans le texte : Dédit quosdam quidem apostolos... était d'énumérer les dons spirituels accordés par Dieu aux premiers membres de TEglise, et non de décrire la hiérarchie ecclésiastique.

Mais, du moins, comment le grand apôtre avait-il pu démembrer entre lui et Pierre la juridiction ecclésiastique? Une l'a pas démembrée, répondit l'auteur des Controi>erses \ II a dit que samt Pierre et lui s'étaient partagé le travail de l'évangélisation, mais non la juridiction. Pierre avait une juridiction universelle ; seulement il se consacra de préférence à l'évangélisation des juifs. D'ailleurs, il ne renonça pas complètement à évangéliser les païens. Nous en avons une preuve dans l'as-

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