De republica ecclesiastica, 2. 4 et suiv., p
cipem apostoloriim, pastorem pastorum, coryphaeum apostolorujn, çerticem apostolorum^ etc. Il apporta ensuite des extraits de saint Anselme, de saint Bernard, de saint Ephrem, de Cassien, de Maxime, de l'empereur Léon, de Hugues de Saint-Victor, dans lesquels se retrouvait l'un ou l'autre des titres qu'on vient de lire. Toutefois, ce lut surtout saint Augustin qui retint son attention. 11 cita de ce docteur une demidouzaine de textes. Parmi ces témoignages, les plus importants avaient déjà été apportés par Bellarmin ; les autres proclamaient saint Pierre le représentant de FP^glise. En somme, Becan laissa dans le statu quo la démonstration patristique de la primauté de saint Pierre.
Le second adversaire de Marc-Antoine, Coeffeteau, serra de plus près les objections qu'il se proposait de réfuter ^ Disons d'abord qu'il crut devoir abandonner quelques-unes des preuves présentées par Bellarmin. Il lâcha le sermon 124 de saint Au gustin. Il sacrifia même le texte de la Chronique d'Eusèbe, au quel Marc-Antoine n'avait pas osé toucher, et il reconnut que l'évêque de Césarée n'avait pas appelé saint Pierre « le premier pontife des chrétiens». Toutefois dans l'ensemble des cas, il prit la défense de Fauteur des Cont/^oç^ei^ses contre la critique de Marc. Il maintint, par exemple, l'authenticité du texte de saint Cyrille, par cette raison que le royaume de Naples, grâce à ses attaches avec la Grande-Grèce, avait possédé, pendant tout le moyen âge, des manuscrits des Pères orientaux inconnus du reste de l'Occident, et que saint Thomas, qui avait passé ses premières années dans ce pays, avait pu, sans difficulté, se procurer ces documents. Surtout, il défendit la portée des textes allégués par Bellarmin. « Laissons de côté, dit-il, le passage delà Chronique d'Eusèbe qui, en efTet, n'est pas rapporté par Cassiodore. Aussi bien, VHistoire ecclésiastique du même docteur nous offre un témoignage incontestable qui nous montre le cas que faisait Eusèbe de saint Pierre... Cet apôtre y est appelé Tupojiyopov. Nos adversaires prétendent que ce terme désigne simplement celui qui parle le premier. Ils doivent au moins concéder que Pierre était le