De synodis
4. Ep. 238, 4, M. 43. 1039; Contra Maximinum, 2. 3, .AI. 42. 760 : « Tu ubi legisti Deum ingenitum vel innatum? » Réponse à l'objection de Maximin, Collalio cum Maxim i no, 1, M. 12.709.
taient le Saint-Esprit de dieu étranger à l'Ecriture. Grégoire de Nazianze répliqua que le culte de la lettre était un voile derrière lequel l'impiété aimait à s'abriter ^ . Eutychès répétait sans cesse qu'il voulait s'en tenir aux Ecritures, lesquelles gardaient le silence le plus absolu sur la théorie des deux natures du Christ. Le prêtre Marnas le confondit en lui demandant dans quel endroit de l'Ecriture il avait lu le mot « consubstantiel^ ». Pelage, lui aussi, posait en principe qu'on devait sen tenir à rÉcriture et ne rien croire autre chose. Augustin répliqua que Ton ne devait pas croire tout ce qui est écrit et qu'il était permis de croire des choses non écrites^.
Outre l'argument qu'on vient de lire, Stapleton fit entrer dans son travail divers textes que Melchior Cano avait négligés. Il fraya ainsi la voie à Bellarmin. La thèse des traditions non écrites que nous présentent les Controverses '' contient un bon nombre d'éléments personnels. Le grand cardinal italien remj)orte sur ses aînés par l'abondance des textes avec lesquels il opère. Il l'emporte surtout par la méthode, la netteté, le soin avec lequel toutes les preuves sont classées et étiquetées.
Premier principe. Les Ecritures ne sont ni nécessaires ni suffisantes sans les traditions''. Elles ne sont pas nécessaires. En effet, depuis Adam jusqu'à Moïse, les hommes adorèrent et servirent Dieu sans le secours des Ecritures. La religion s'est conservée, pendant deux mille ans, par le seul moyen de la tradition. Si la tradition a pu conserver la religion pendant deux mille ans, elle a pu aussi bien la conserver pendant les quinze cents ans qui séparent le Christ de l'apparition du protestantisme. D'ailleurs, l'Eglise chrétienne vécut pendant longtemps sans l'Ecriture, et saint Irénée nous apprend que. de son temps encore , il y avait des peuplades qui pratiquaient la religion chrétienne sans rien posséder autre chose que les traditions.
Les Ecritures ne sont pas suffisantes. Chacun des livres