Ep. 6, M. 72. 741, fausse décrétale
4. Ep. 9. 12, M. 77. 957; 1. 74, M. 77. 529; 5. 58, M. 77. 793. Bellarmin cite encore ep. 2. 52, M. 77. 597.
"236 LA PRIMAUTÉ DE l'ÉVÊQUE DE ROME.
que la vertu de saint Grégoire est reconnue des Grecs euxmêmes qui rendent un culte à ce pape, et cette remarque lui permet de réfuter une autre objection de Calvin, qui accusait Grégoire de s'être arrogé indûment un droit de correction à regard des autres évêques. 11 rappelle que saint Augustin n'a parlé qu'avec respect d'Innocent et ce fait l'autorise à fermer la bouche aux Centuriateurs qui s'indignaient de l'arrogance du pape Innocent. Mais il semble attacher la plus grande importance à la lettre du pape Jules, a Ce pape, ditil, déclare avoir le droit de juger les causes des évêques, même s'ils appartiennent à l'Orient, même s'ils sont patriarches, comme c'était le cas pour saint Athanase. Il déclare tenir ce droit du bienheureux Pierre et il ajoute que personne n'en ignore. Que répondre à cela? L'auteur, qui est un saint, appartient à la plus haute antiquité ; sa lettre est authentique, elle est rapportée par saint Athanase ; les termes sont d'une clarté limpide. ))
Une troisième série de témoins est introduite. Ce sont les Pères : d'abord les Pères grecs ^, puis les Pères latins. Saint Ignace ^ ouvre la marche, avec cet en-tête de son Épitre aux Romains : « Ignace à l'église sainte qui préside dans la région des Romains ». « Pourquoi, demande Bellarmin, Ignace dit-il que cette église préside, sinon parce qu'elle est la tête de toutes les autres ? » Puis vient saint Irénée " avec son célèbre texte : « Il est nécessaire à toute église, c'est-à-dire à tous les fidèles, où qu'ils soient, de s'accorder avec cette église à cause de sa principauté principale, avec cette église, dis-je, dans laquelle la tradition apostolique a été conservée par les fidèles du monde entier ». « Remarquez, dit Bellarmin, le necesse est, le onuiem convenire Ecclesiam^ le propter potentiorem principalilatem, et le in qua seniper ah his qui