‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 210 sur 371 · FuNK, Patines apostolici'^ (Tubingue. 1901), I. 2r · texte numérisé non relu

FuNK, Patines apostolici'^ (Tubingue. 1901), I. 2r

3. Haer., 3. 3, 2, IM. Pair, (jr., T. 848. Voici ce texte : « Ad hanc enim ecclesiam, propter potiorem principalitatem, necesse est oiiineiii convenire ecclesiam, hoc est, eos qui sunt undique fidèles, in qua semper ab liis qui sunt undique conservata est ea quae est ab apostolis traditio. » Bellai'min com^ience plus haut sa citation : « Maximae et antiquissimae et onini])us coiinitae... ».

siint undique consetvata est ea quae est ah apostolis traditio. Saint Irénée déclare que Ton peut confondre les hérétiques avec la doctrine de l'Eglise romaine, parce que toutes les églises doivent s'accorder avec elle et parce que toutes dépendent d'elle comme de leur tète et de leur source... Or, qu'il soit nécessaire à tous les chrétiens de dépendre de l'Église romaine, Irénée le prouve, d'abord a priori^ parce que cette église a reçu la primauté, puis a posteriori parce que tous les fidèles ont conservé la foi dans cette église, c'est-àdire en union avec cette église comme avec leur tête et leur mère. »

A la suite de saint Ignace et de saint Irénée, onze témoins défilent devant nous et proclament la croyance de l'Église grecque à la primauté de Rome. Saint Epiphane ' raconte que les deux évêques Ursace et Valens allèrent à Rome demander pardon au bienheureux Jules de leur erreur et de leur faute. Saint Athanase, qui rapporte le même fait, nous apprend aussi que l'un de ses prédécesseurs, Denys d'Alexandrie ^, fut dénoncé pour sa doctrine à Denys de Rome. Enfin un extrait de sa lettre au pape Félix nous est mis sous les yeux, où il déclare que les évêques de Rome ont la sollicitude de toutes les églises^. Cette dernière pensée revient sous la plume de Sozomène '* et d'Acace ^. Saint Chrysostome ^ et Théodoret^ demandent, l'un au pape Innocent, l'autre au pape Léon, de venir à leur secours. « Donnez-moi ordre, dit Théodoret, de me rendre vers vous et de vous exposer ma doctrine. » « Je vous prie, dit Chrysostome, cassez les décisions injustes qui ont été prises contre moi; faites que leurs auteurs soient soumis aux peines ecclésiastiques... Toutefois, s'ils acceptent les remèdes, je demande qu'ils ne soient pas exclus de l'E-

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