‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 232 sur 371 · De romano ponlifice, 2, 16 et · texte numérisé non relu

De romano ponlifice, 2, 16 et

256 LA PRIMAUTÉ DE l'ÉvÉQUE DK ROME.

c'est une parcelle qui soutient et gouverne les rameaux... de même l'Église romaine n'est qu'une parcelle de l'Eglise universelle; lépiscopat romain une parcelle de l'épiscopat universel: pourtant c'est l'Église romaine qui gouverne l'église de Tusculum et non ^^ice i^ersa. Donc, saint Cyprien enseigne, il est vrai, que le pontife romain n'est pas le seul évêque de toutes les églises... mais on se tromperait si l'on concluait de là qu'il ne considère pas le pontife romain comme le chef et le pasteur de tous les évêques. »

Mais le docteur de Carthage n'a-t-il pas flétri ceux qui prétendaient s'ériger en évèques des évêques? « Oui, répond Bellarmin, seulement cette censure vise certains membres du concile de Carthage et non le pontife romain qui est l'évêque des évêques et le père des pères. Saint Cyprien ajoute qu'un évêque ne doit être jugé que par Dieu: cette pensée est juste, pourvu qu'on la restreigne aux questions douteuses et non résolues. Le saint docteur a simplement voulu dire par là qu'un évêque a le droit, dans un concile, d'émettre librement son avis, pendant tout le temps que dure la discussion et que le président du concile dépasserait la limite de ses pouvoirs, s'il cherchait à imposer son sentiment avant que l'affaire en litige n'ait été jugée. Quant au droit qua le pontife romain de juger et de déposer les évêques ouvertement hérétiques ou schismatiques, saint Cyprien ne le nie pas, puisque, parmi ses lettres, nous en trouvons une dans laquelle il prie le pape Etienne de donner des ordres pour que l'évêque d'Arles soit déposé et remplacé'. »

Une troisième difficulté vient de l'attitude de saint Cyprien dans l'affaire de Fortunat et de Félicissime. Ces schismatiques, après avoir été condamnés à Carthage, s'étaient rendus à Rome et avaient demandé l'appui du pape Corneille. A cette nouvelle, le saint évêque de Carthage exhala son indignation dans les termes suivants : « Nous avons décidé unanimement, conformément à l'équité, que les causes devaient être jugées là où les crimes ont été commis... Nos subordonnés ne doivent donc pas courir ici et là de manière à mettre les évêques

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