‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 233 sur 371 · Ep. 08, Ilartol, I · texte numérisé non relu

Ep. 08, Ilartol, I

en conflit... comme si l'autorité des évêques d'Afrique était moindre K.. » Ce qu'il y a de plus délicat dans ce texte, c'est sans contredit le mot de la fin : nisi... minor videtav esse auctoritas episcoporum in Africa cojistitutorum. Bellarmin explique que l'épithète minor est destinée à mettre l'autorité des évêques d'Afrique en parallèle, non avec l'autorité du pontife romain, mais avec la cause à juger, et que l'on doit traduire, non pas : « comme si l'autorité des évêques d'Afrique était inférieure à celle de l'évêque de Rome », mais : « comme si l'autorité des évêques d'Afrique ne suffisait pas à juger cette cause ». Quant au reste, il déclare que saint Cyprien n'est pas opposé en principe à tous les appels, mais seulement lorsque le crime est notoire, comme c'était le cas pour Fortunat et Félicissime. Il appuie son assertion sur ce fait que, dans l'affaire de l'évêque espagnol Basilides qui, déposé par ses collègues, avait eu recours à Rome, Cyprien porta le jugement suivant : « Le coupable n'est pas tant celui (le pape) qui s'est laissé tromper par négligence, que celui (Basilides) qui l'a trompé par sa fourberie ^. » L'auteur des Controverses fait observer que l'évêque de Carthage se serait exprimé avec plus de sévérité, si le pape Etienne n'avait pas eu le droit d'accepter l'appel de Basilides.

Bellarmin rencontre encore sur son chemin quelques autres objections. Certains ennemis de la papauté prétendent que le sixième canon de Nicée a conféré au siège de Rome une dignité patriarcale qu'il ne possédait pas auparavant^. D'autres, en plus grand nombre, disent que les évêques de Rome doivent leur primauté aux empereurs, surtout à l'empereur Phocas ''. On signale aussi cette réponse d'un pape qui, invité à se prononcer sur l'hérétique Bonose déjà condamné par le concile de Capoue, se borne à dire qu'il ne lui appartient

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