‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 239 sur 371 · Annales, ad annum · texte numérisé non relu

Annales, ad annum

2. Réplique, 1. 32 et 33; Pro sacra monarchia, 4. 2. Au chapitre 33. du Perron déclare que la traduction de Rufm n'a aucune valeur; mais au chal)itre 32, dans une dissertation lilandreuse et assez euibrouilh'e, il donne de la finale <• pour ce que cela est aussi accoustunic'^ a r(''vesque de Rome », deux explications qui d('truisent celle de Hellarmin.

3. Ohservaliones ecclesiasticae in Socraleni et Sozomemou, 3. 1.

4. De antif/ua Ecclesiae difcipiina, dissert. I, (> (Colopne, UiOl), p. 83.

licans comme Noël Alexandre % des ultramontains eux-mêmes comme Lupus - reconnurent que le concile de Nicée avait considéré dans l'évêque de Rome, non le pape, mais le patriarche, et qu'il avait offert sa juridiction comme un modèle pour la juridiction de l'évêque d'Alexandrie. Ils se divisèrent seulement quand il s'agit de fixer les limites du patriarcat romain. L'école de Dupin crut pouvoir le borner à la moitié de l'Italie, à la Sicile et à l'île de Corse. D'autres y englobèrent tout l'Occident ^.

Toutefois la théorie qu'on vient d'exposer, si elle faisait disparaître du canon de Nicée toute objection contre la papauté, supprimait aussi l'appui que Bellarmin et Baronius avaient cherché dans ce texte. Avec elle les Pères de Nicée n'avaient pas nié la suprématie du pape ; mais ils ne l'avaient pas non plus proclamée : ils en avaient fait abstraction. Aussi fut-elle rejetée par le plus grand nombre des théologiens. A la veille du concile du Vatican, les livres que le clergé avait à sa disposition et dans lesquels il puisait la science historique, expliquaient encore le sixième canon de Nicée, comme avaient fait l'auteur des Controi>erses et l'auteur des Annales \

Mais ce fut la question des appels à Rome qui provoqua les controverses les plus retentissantes. Du Perron ^, marchant sur les traces de Bellarmin, évoqua les souvenirs de tous ces

1. Hislor. eccles., in sacc. IV, dissert. 20, prop. 2. Noël Alexandre dônie à la traduction de Rudn toute valeur; mais il rejette l'interprétation de Baronius, qui n'est autre que celle de Bellarmin, comme étant « falsam » et « contortam ».

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