‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 25 sur 371 · Dans la lettre de saint Irénée à Florinus, M · texte numérisé non relu

Dans la lettre de saint Irénée à Florinus, M

pleinement déposé en elle, comme dans un réservoir, tout ce qui appartient à la vérité... Si les apôtres n'avaient pas laissé l'Ecriture, ne devrait-on pas interroger la tradition ^ ? » Dans son Apologie, saint Justin, après avoir fourni sur les rites de l'eucharistie divers renseignements qui ne sont pas dans l'Ecriture, ajoute : « Le Christ apparut à ses apôtres le lendemain du jour de Saturne qui est le jour du soleil, et il leur enseigna ces choses que nous vous exposons ^. » Saint Irénée nous a laissé sur les traditions un texte célèbre où il dit que beaucoup de peuplades pratiquent la religion chrétienne à l'aide des seules traditions apostoliques^. Clément d'Alexandrie nous apprend que les fidèles l'ont obligé à écrire les traditions qu'il avait recueillies de la bouche des anciens et que ceux-ci tenaient des apôtres^. Que peut-on dire de plus clair en faveur des traditions? Origène déclare que l'Eglise tient des apôtres la tradition de baptiser les enfants^. Il mentionne aussi diverses autres traditions non écrites. Eusèbe atteste, dans sa Démonstration èvangélique^ que les apôtres ont écrit une partie seulement de leur doctrine et qu'ils ont transmis l'autre par la voie orale ^. Saint Basile tient le même langage dans son célèbre texte du De Spiritu sancto où il parle des traditions'. On lit dans saint Athanase : «Nous vous avons démontré que cette doctrine nous a été transmise par les Pères... ^ » « Les apôtres, dit saint Chrysostome n'ont pas tout consigné dans leurs lettres; ils ont enseigné beaucoup de choses oralement. Les unes et les autres sont également dignes de foi, '•* » Saint Cyrille de Jérusalem a consacré

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