De Spiritu sancto, QQ, M
8. De decrelis Nicaenae synodi, 27, M. 25. 405. y. In II Thessal., hom. 4. 14, M. (v2. 188.
ses Catéchèses mystagogiques presque entièrement à expliquer les traditions non écrites relatives au baptême ^ « On doit, dit saint Epip liane, se servir aussi de la tradition, attendu que tout ne peut être donné par l'Ecriture. Les apôtres ont transmis certains enseignements par l'Ecriture et d'autres par la tradition ^. » Saint Jean Damascène déclare « que les apôtres ont enseigné beaucoup de choses sans écrit ^ ». Du côté des Latins, TertuUien, après avoir signalé divers rites, conclut : « Si vous demandez dans quel endroit l'I^^criture a institué ces règlements, vous verrez qu'ils n'y sont pas. C'est la tradition qui les a institués; c'est l'usage qui les a confirmés ; c'est la foi qui les pratique^. » Saint Cyprien dit que celui qui a été baptisé doit être oint"'. Or l'onction n'est mentionnée nulle part dans l'Écriture; c'est la tradition seule qui en parle. Le même saint dit que l'on doit observer dans l'oblation du calice la tradition du Seigneur qui veut que le calice soit mélangé d'eau ^. A l'empereur Constance qui, comme tous les ariens, déclarait ne vouloir accepter que les paroles écrites, saint Hilaire répond : « Quel est l'évêque qui autorisera une pareille attitude ? Qui est-ce qui consentira à supprimer la prédication apostolique? Dites donc que, contre de nouveaux poisons, vous ne voulez pas de nouveaux remèdes'^. » Saint Ambroise explique dans ses livres les rites du baptême, rites qui sont étrangers à l'Ecriture ^. Le même saint présente le symbole des apôtres comme l'expression de la tradition apostolique^. A un hérétique qui se plaint que les traditions ecclésiastiques ont acquis la même autorité que les lois écrites, saint Jérôme répond : « Je conviens que telle est la coutume des églises. Mais de quel droit voulezvous déclarer hérétiques les lois de l'Eglise^**? » Le même