De romano ponlifice
302 l'infaillibilité du pape.
vent trompés quand l'adhésion du pape leur a fait défaut. Et si l'on met en avant l'hypothèse d'un recours à un concile général présidé par le pape, je réponds que les paroles /'ogavi pro te, pasce oçes ont été adressées à Pierre et non au concile ; que c'est Pierre et non le concile qui a été appelé fondement de l'Église ; et que la fermeté des conciles a sa source dans le pape seul, sans que le concile y soit pour quelque chose. D'ailleurs, le concile n'est pas toujours possible... Enfin si le concile venait à se séparer du pape, son président, qui serait juge? Ce ne pourrait être que le pape puisque le concile lui est inférieur. On doit donc conclure que le pape est juge suprême et qu'il ne peut errer. »
Ici comme toujours Launoi s'inscrivit en faux contre les assertions de Bellarmin et entreprit de les réfuter ^ . Mais les considérations historiques qu'il fit valoir et les textes qu'il apporta n'atteignirent pas directement l'auteur des Controverses qui se mouvait dans le domaine des déductions. Il serait donc inutile de rapporter, même en la résumant, la Lettre à Formentlnus. D'ailleurs, les paroles pasce o{^es n'ont occupé qu'une place accessoire dans la thèse de l'infaillibilité pontificale. Assez souvent on ne les y trouve pas et, quand on les rencontre, on s'aperçoit qu'elles ne sont utilisées qu'en passant.