Defemio, praevia dissoitatio
SAINT CYPRIEN ET l'iNFAILLIBILITÉ. 335
munication. Quant à saint Augustin dont on invoque Tautorité, l'excuse qu'il apporta n'est pas fondée sur le fait que le pape n'avait pas parlé ex cathedra. 11 ne dit pas que la question a été tranchée dans la suite par une définition pontificale plus solennelle. Non : il dit qu'elle a été tranchée par un concile général... ^ »
L'appréciation de la controverse baptismale que Bossuet vient de nous présenter est, comme on le pense, celle de tous les adversaires du saint-siège. Nous la retrouvons dans Fébronius 2. Ajoutons que les partisans de l'infaillibilité pontificale n'en tinrent aucun compte. Presque tous, par exemple, Zaccaria^, Ballérini '*, Grégoire XVI ^, continuèrent de dire que le conflit qui divisa saint Etienne et saint Cyprien était d'ordre purement disciplinaire. Ceux qui ne crurent pas pouvoir aller jusque-là, adoptèrent l'explication de Bellarmin et enseignèrent que le pape Etienne n'avait pas donné de définition ea; cathedra. 11 se rencontra même des apologistes pour déclarer apocryphes, en tout ou en partie, les documents de la querelle baptismale ^. Toutefois l'impartialité oblige à reconnaître qu'ils ne trouvèrent aucun crédit auprès des théologiens sérieux. Il