‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 292 sur 371 · In Sent., 1. -.M · texte numérisé non relu

In Sent., 1. -.M

successeurs, attendu que Pierre seul a reçu, par la parole Pasce oçes meas, la charge de prendre soin de FEglise. »

Quand il eut achevé la démonstration de sa première thèse, Lainez passa à la seconde et il prouva par l'Écriture et la Tradition que les évêques reçoivent leur juridiction de saint Pierre par l'intermédiaire du pape ^. Ici le texte /*a5ce qu'il avait déjà rencontré s'offrit de nouveau à lui. Sans craindre de se répéter, il refit le raisonnement que nous connaissons et il conclut qu'aucun évêque ne pouvait avoir de brebis, sans les tenir de celui à qui toutes les brebis ont été confiées. Le texte de saint Paul : Reliqui te Cretae ut constituas per cwitates episcopos le conduisit au même résultat : « Tite, dit-il, donnait donc à ces évêques la juridiction sur ces cités, attendu que le pouvoir d'ordre leur était conféré par Dieu dans la consécration. Or Tite tenait ses pouvoirs de saint Paul, lequel les tenait de saint Pierre. Et ainsi tout dérivait de Pierre. »

La Tradition - lui fournit une riche moisson de textes : « Denys l'Aréopagite^, dit-il^ enseigne que, parmi les ordres sacrés, l'ordre supérieur communique sa vertu aux ordres inférieurs, d'où Ton peut conclure que le souverain pontife communique sa puissance et son pouvoir, surtout le pouvoir de juridiction, aux ordres inférieurs. » Et il cita plusieurs extraits des spéculations de Denys sur les hiérarchies angéliques. Il rapporta ensuite les textes de saint Cyprien et de saint Léon qui lui avaient déjà servi pour établir sa première thèse et que nous avons vus. Puis il poursuivit : « Saint Grégoire'*, dans sa Lettre à Jean au sujet de l'élection de Constance de Milan, déclare que la consécration des évêques est subordonnée au consentement du pontife et que le droit d'élection lui-même, dont jouissait alors le clergé, était une concession gracieuse du siège apostolique. Le même pape, dans sa Lettre à Bénénat^, évêque de Misénate, qu'il charge de prendre possession de

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