Ep. III. 30, M
5. Ep. II. 45, M. 77. 582 : « Quia igitur Cumaiii castri sacordos cursum vitae hujus explevit, utrasque nos ecclesias praesentis auctoritatis pagina
l'église vacante de Cumes, tient un langage dont il résulte que Bénénat a reçu du pape la juridiction sur l'église de Cumes. Une conclusion analogue se dégage de la Lettre à Jean\ dans laquelle Grégoire confie à cet évêque lesoin d'uneéglisevoisine... Nicolas P'' ^ écrit au clergé de Nona qu'une basilique ne peut être établie sans Tordre du pape et donc, à plus forte raison, qu'une église, c'est-à-dire un diocèse catholique, ne saurait être fondé sans l'assentiment du siège apostolique. Ce qui ressort de son langage, c'est que l'autorisation de rassembler les fidèles, c'està-dire la juridiction, vient du souverain pontife... Léon IX ^ enseigne, dans sdi Lettre à Michel, patriarche de Constantinople, que les évêques tiennent leur juridiction du pape, tout comme les juges tiennent leurs pouvoirs du roi. 11 dit, en effet, que Constantin, le quatrième jour après son baptême, donna ordre à tous les évoques du monde d'avoir à l'égard du pape les sentiments qu'ont les juges à l'égard du roi. »
Lainez se référa encore à beaucoup d'autres textes patristiques, notamment à l'endroit delà Lettre à Corneille^* oii saint Cyprien appelle le siège de Pierre « l'église principale d'où est sortie l'unité sacerdotale » ; au passage du Commentaire sur les psaumes de saint Augustin^ où nous lisons que « l'Eglise a engendré les évêques et les a établis sur les sièges des pères » ; à cette assertion du pape Innocent dans sa Lettre à Dècentius ^ : « Il est certain que dans l'Italie, les Gaules, l'Espagne, l'Afrique, la Sicile et les îles adjacentes, aucune église n'a été fondée si ce n'est par les envoyés du vénérable apôtre Pierre ou de ses successeurs » ; aux formules suivantes de saint Léon, dans sa Lettre à Anastase, évêque de Thessalonique '' : « Nous te constituons notre représentant et te conférons, non pas la plénitude, mais une partie de notre pouvoir... lia été réglé que
unisse tibiqiie commisisse cognoscc, propriumque utrarumque occlcsiarum scito to esse ponti(icem. »