‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 297 sur 371 · Thomassin, Ancienne et nouvelle discipline · texte numérisé non relu

Thomassin, Ancienne et nouvelle discipline

8. Defenslo declaratlonls convenlus clerl galUcani, VllI, 11 et suiv.

9. Noël Alexandre, In saec. 1, clissert. 4. scholion 2; Corgne, Défense du droit des évêques, 1. 264 et suiv. ; Collet, De ordine, Venise, 1761, p. 352 ; FÉBRONius, De statu Ecclesiae, 7, 52.

vêque de Spalatro se débarrassa lestement des témoignages de saint Innocent et de saint Léon apportés par Bellarmin. « J'ai déjà fait observer fréquemment, s'écria-t-il, que les pontifes romains ont exploité les textes : Tu es Petrus, etc., au profit de leur dignité. Les efforts auxquels ils se livrent pour rehausser leur prestige ne doivent pas nous émouvoir, surtout quand, laissant de côté les procédés théologiques, ils s'abandonnent à l'inspiration oratoire. » Bossuet était trop respectueux des Pères, même quand ces Pères étaient papes, pour imiter Marc- Antoine. Il se garda donc bien de laisser à l'école de Bellarmin l'appui de saint Innocent et de saint Léon. Il s'efforça, au contraire, de prouver que leurs textes, ainsi que ceux de saint Optât, de saint Grégoire de Nysse et de saint Césaire, devaient être entendus dans le sens gallican. Il commença par noter que si l'on voulait trop presser les déclarations patristiques, notamment celles de saint Léon, on leur ferait dire, non seulement que les évêques, mais que les apôtres eux-mêmes ont reçu la juridiction de saint Pierre. « Or, ajouta-t-il, une pareille insanité est si manifestement contraire à l'Evangile, que Bellarmin lui-même l'a repoussée. Puisque cette conséquence est tout ce qu'il y a de plus absurde, on doit donc conclure que la pensée des Pères est simplement celle-ci : 1° la juridiction épiscopale consiste dans le pouvoir de lier et de délier; 2° Pierre a été le premier en qui ce pouvoir a été montré, car le Christ lui a dit '.Tibidabo claves, etc., avant de dire aux autres apôtres : Accipiteei Quaeciujique alligaveritis ; 3° ce que les apôtres ont reçu vient du Christ au même degré que ce que Pierre a reçu ^ »

Après ces considérations préalables, l'auteur de la Defensio donna l'explication des textes des Pères. « Le mot de saint Optât, dit-il, est juste. En effet, les clefs qui furent données à Pierre devaient être communiquées plus tard aux apôtres. Mais elles devaient être communiquées par le Christ et non par Pierre. Saint Césaire est aussi dans le vrai, quand il dit que l'épiscopat a eu son commencement dans Pierre, attendu que Pierre a été le premier en qui le pouvoir épiscopal de lier et de.

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