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homo Dei, ad omneopus honum instructus^ . Quant à la troisième, ils en trouvent la confirmation dans les passages suivants : Irritum fecistis mandaium Dei propter traditionem s>estram... sine causa autem colunt me docentes doctrinas et mandata hominum, — Videte ne guis ços seducat per philo sophiam et inanem fallaciam secundum traditionem hominum. — Redempti estis de vana vestra conversatione paternae traditionis "^ .
Selon les protestants, ces textes condamnent des traditions que les Juifs faisaient remonter à Moïse et aux prophètes ; ils condamnent donc implicitement toute espèce de traditions, même celles qui se donnent comme dérivées des apôtres. En réalité, aucun d'eux n'a la portée que nos adversaires leur attribuent. Saint Jean maudit ceux qui voudraient interpoler le livre de l'Apocalypse ; le Deutéronome et saint Paul veulent qu'on soit fidèle à la doctrine révélée. En tout cela les traditions non écrites, bien loin d'être condamnées, ne sont même pas visées, car il serait puéril de prendre à la lettre la particule praeter de saint Paul, et de faire dire à l'apôtre qu'on ne doit croire rien de plus que ce qu'il a enseigné. Il emploie praeter dans le sens de contra et prémunit les Galates contre les doctrines opposées à la sienne, mais non contre les traditions orales. Sans doute saint Augustin -^ et saint Basile' paraphrasent le texte aux Galates comme si saint Paul prescrivait aux fidèles de s'en tenir à ce qui est écrit dans les livres sacrés ; mais leur interprétation n'a aucun caractère didactique^.
De même qu'il n'existe pas un seul texte scripturaire qui condamne les traditions non écrites, il n'en existe également