‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 319 sur 371 · Ep. 1. 10 ad Favveum · texte numérisé non relu

Ep. 1. 10 ad Favveum

exactement au texte grec xaô' ô'v xpoTiov et que et avait été transformé en ETiAM par Abraham de Crète. Bossuet, on va le voir, rejeta la théorie de l'interpolation du texte latin comme injurieuse à l'Eglise romaine. Par ailleurs, il reproduisit la thèse de Marca et de Launoi dans les termes suivants * : « Il est certain que le texte grec xa6' ô'v rpoKov favorise la seconde interprétation, car il demande à être traduit par u selon que » ou « à la manière indiquée par les actes des conciles et les saints canons ». Or le décret du concile de Florence a été rédigé à la fois en grec et en latin... De plus, il n'est pas douteux que l'on s'est occupé surtout des Grecs dont le retour était en cause. Si donc les deux textes ne pouvaient être conciliés, c'est le texte grec qui devrait être préleré. Mais quoi î les Grecs auraient-ils été mystifiés? Aurait-on introduit subrepticement dans le texte latin une pensée qui leur était étrangère? On ne peut évidemment attribuer à l'Église latine un pareil procédé si indigne de sa loyauté et de sa majesté -... Mais étant donné que les deux textes ont le même sens, nous disons que le but de la phrase finale est destiné à restreindre le plein pouvoir attribué au pape dans les limites fixées jadis par les conciles et les canons. » Ici Bossuet fournit quelques renseignements caractéristiques sur la mentalité des Grecs présents à Florence. Il rapporte le mot de Bessarion, le Grec le plus dévoué à la ceiuse de l'union : « Nous connaissons les droits et les prérogatives de l'Église romaine, mais nous savons aussi que ces prérogatives ont des limites '. » Il fait connaître la fermeté de l'empereur, qui exigea une première fois que le pape prît l'engagement de tenir compte des privilèges des patriarches d'Orient; une autre fois, que le décret attribuât aux papes ses prérogatives « selon la teneur des canons ' ». Puis il con-

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