‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 320 sur 371 · Defensiu · texte numérisé non relu

Defensiu

2. Defensio,{j, Il : « An Graocos dicomus fuisse dolusos? An siibdohi interprctatione avocates oos ab co sonsu inqiioin graeca ij)sa ferront?... >• C'est à cela que revenait latlK^orie de Marca et de Launoi.

3. Def'emio, 6, Il : « Scirnus quidem, quae sunt jura et i)raerogativae vonianae Ecclesiae ; nihiloniinus scirnus etiam praerogativae ejus quos Kcrniinos liaboant. >•

4. Defensiu, G, II. Le pape voulait que la définition attribuât au souverain pontife les privilèges « secundum dicla sanctorum ». L'enii)ereur et

dut : « Ces faits prouvent combien les Grecs étaient loin de reconnaître au pape un pouvoir sans limites et supérieur à l'Église réunie tout entière et combien les Latins étaientloin de leur imposer une pareille profession de foi. Ils prouvent que le concile de Florence a confirmé le concile de Constance, au lieu de l'abroger ^ »

Mais le concile de Constance avait-il vraiment enseigné la supériorité du concile sur le pape? On se rappelle le plaidoyer au moyen duquel Bellarmin avait essayé d'enlever aux gallicans le patronage de cette célèbre assemblée... Depuis Bellarmin, la question s'était encore compliquée. On avait vu un érudit, Schelstrate, lancer une dissertation dans le but de prouver que le décret de la quatrième session de Constance relatif aux rapports du concile et du pape, était, sous sa forme actuelle, apocryphe et avait été interpolé dans un sens gallican parles Pères du concile de Bàle. Bossuet commença par faire justice de cette fantaisie que personne aujourd'hui ne prend au sérieux- ; puis il s'attaqua au plaidoyer de Bellarmin. Le premier moyen de défense de Fauteur des Controi>erses consistait, on s'en souvient, à restreindre au temps du schisme la portée du décret de Constance et à dire que le concile s'était proclamé supérieur non pas au pape certain, mais seulement à un pape douteux. Pour mettre le lecteur à même d'apprécier la valeur de cette explication, Bossuet fit d'abord passer sous ses yeux le texte du décret •^ 11 était ainsi conçu :

« Le saint synode de Constance formant un concile général légitimement assemblé dans le Saint-Esprit à la gloire du Dieu tout-puissant, pour l'extirpation du schisme, pour l'union et la réforme de l'Eglise de Dieu dans son chef et dans ses membres, voulant procurer plus facilement, plus sûrement, plus librement l'union et la réforme de l'Eglise de Dieu, arrête, définit, décrète et déclare ce qui suit : il déclare d'abord que, légitimement rassemblé dans le Saint-Esprit, formant un con-

tons les Grecs, soupçonnant que l'on voulait par cette formule consacrer les théories scolastiques, la repoussèrent énergiquement. Le pape céda.

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