De republica ecclesiastica, 6. 5. 44, p
3. Ep. 54, IM. 54. 855 : « Il convient au prince chrétien de veiller à l'intégrité de la foi catholique, et je prie sans relâche la divine miséricorde d'inspirer à votre cœur ce qui est conforme à la vérité... Si votre piété daigne donc faire bon accueil à notre requête suppliante (suggestioni ac supplicatloni noslrae); si vous donnez des ordres pour qu'il se tienne un concile épiscopal en Italie, les scandales, Dieu aidant, seront bientôt arrêtés... »
quer le concile. Marcien l'invite à venir et à « faire » le concile, c'est-à-dire à y assister et à y traiter les questions de foi selon les règles ecclésiastiques. C'est ainsi que Léon lui-même déclare avoir compris la lettre. Bellarmin a équivoque en identifiant « faire le concile «, avec « convoquer le concile ». Comment Marcien pouvait-il demander à Léon de venir pour convoquer un concile, alors qu'il était en train de lancer lui-même sa lettre d'indiction? De plus, je ne sais avec quelle bonne foi Bellarmin fait dire à Marcien que si Léon ne peut pas venir, il doit donner ses ordres par lettre. Ceci, Bellarmin l'ajoute de son propre fonds. Marcien dit simplement à Léon de faire savoir par lettre s'il ne peut pas venir... » Avant de quitter le concile de Chalcédoine, Marc^ reprocha encore à Bellarmin d'avoir tronqué le texte des évêques de Mésie qui n'avaient pas dit seulement : « par les ordres du pontife romain Léon chef des évêques », mais « parles ordres de Léon... et du patriarche Anatole ». Il ajouta que Gélase dont Bellarmin invoquait l'autorité, avait idéalisé l'histoire, que son texte, contredit par les déclarations de saint Léon, ne pouvait être pris au sérieux et que d'ailleurs Bellarmin en exagérait la portée.
Bellarmin ne s'étant préoccupé que des quatre premiers conciles œcuméniques, l'archevêque de Spalatro, étendant sa ligne d'attaque, entreprit de démontrer que les quatre conciles œcuméniques suivants ainsi que de nombreux synodes provinciaux ou nationaux du moyen âge avaient été convoqués par les empereurs ou les rois. Puis, s'apercevant que certains arguments de Baronius et de Bellarmin étaient encore debout, il se mit à les renverser^.
« Bellarmin, dit-il, objecte qu'un concile ne saurait être légitime, s'il n'est réuni au nom du Christ et que, pour remplir cette condition, il doit être convoqué par celui qui a reçu du Sauveur l'autorité, lequel ne peut être que le pape. Ceci est faux... Le second concile général se réunit à Constantinople absolument en dehors du pape... Pourtant ce concile jouit dans l'Eglise d'une autorité que l'on a comparée à celle de l'Evan-