‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 339 sur 371 · Epist. ad Cusimim · texte numérisé non relu

Epist. ad Cusimim

Léon, s'engagea à rassembler un concile et il chargea par avance le pape du soin de le présider. « Notre intention, ditil, est de faire disparaître l'erreur en convoquant un concile dont vous serez le chef (/e auctore). Seulement il refusa de fixer la réunion en Italie et, malgré le désir ardent du pape, il rassembla les évêques à Nicée d'abord, puis de là à Chalcédoine. Les légats pontificaux occupèrent la première place dans toutes les séances du quatrième concile général, sauf dans la douzième. On doit donc reconnaître que le pape saint Léon a présidé, dans la personne de ses délégués, le concile de Chalcédoine. Mais on doit reconnaître aussi qu'il a reçu cette fonction de lempereur.

Les actes du sixième concile œcuménique ' nomment les légats du pape Agathon avant tous les évéques, y compris Tévêque de Constantinople. Mais, d'autre part, leurs comptes rendus des séances présentent douze fois la formule « sous la présidence du très pieux empereur Constantin ». En d'autres termes, Constantin Pogonat a, au dire des actes, présidé douze des séances du sixième concile sur dix-huit. Et sa présidence fut bien effective, car les procès-verbaux nous le montrent dirigeant les débats et donnant la réplique aux orateurs. Les six autres séances furent présidées par ses oillciers. A la fin de la huitième séance, l'empereur fut l'objet de sept acclamations. Le pape Agathon fut acclamé après lui et une seule fois.

On voit que, d'après Launoi^, le pape a exercé la présidence dans un seul des six premiers conciles œcuméniques et encore moins en vertu de son droit que par la volonté de

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