‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 342 sur 371 · Hlerarchiae ecclesiasticae asserlio · texte numérisé non relu

Hlerarchiae ecclesiasticae asserlio

2. Hieraixh.eccl. assert., Tp. 302 : « Ex his audis utique et intelligis qualem se gesserit ille beatissimus Léo erga .sanctam illam. . chalcedonensem synodum, videlicet tanquam aucloritatem et potestatem super ipsam habens atque exercens >>

et les lettres dans lesquelles on priait le pape d'accepter le vingt-huitième canon. Il conclut que les quatre premiers conciles œcuméniques avaient été en tout sous la dépendance de Rome. Et, comme pour fournir une contre-épreuve de son assertion, il rappela que le pape Damase, dans sa Lettre aux èvêques d'Illyrie, avait déclaré nul le concile de Rimini, en donnant pour motif que le pontife romain avait refusé d'adhérer aux décisions de cette assemblée.

Contre son habitude, Bellarmin ne traita qu'en passant le problème de la confirmation des conciles'. Et voici la solution qu'il lui donna, solution que nous connaissons déjà pour 1 avoir rencontrée sur notre chemin : « Tous les conciles ont été soumis à l'examen du pontife romain. Ceux qu'il a approuvés sont reçus; ceux qu'il a condamnés sont rejetés, comme latteste Gélase dans sa Lettre aux éi^éques de Dardante- . Que le pape ait donné son approbation à plusieurs conciles sur la demande de ces derniers, c'est ce que prouvent les actes des quatre premiers conciles et du sixième. Que les papes aient rejeté parfois des conciles... c'est ce qui résulte d'une lettre de Basile à Athanase, pour lui dire de prier l'évêque de Rome d'envoyer des délégués en Grèce, afin d'annuler en son nom le concile de Rimini. Du reste, Damase a condamné ce concile dans sa Lettre aux éçêques d'Illyrie... »

Il va sans dire que Launoi n'épargna pas cette thèse de Bellarmin. Et l'on peut lire dans la Lettre à Jean Beauç^ais^ la critique sévère à laquelle il soumit les assertions de l'auteur des Controi^erses. Mais ici ce ne fut pas seulement, comme pour la question de la présidence, le parti radical qui partit on guerre; les gallicans modérés eux-mêmes s'efforcèrent de reléguer au rang des légendes la confirmation pontificale des conciles œcuméniques. Ecoutons Bossuet '' :

« Je m'étonne que Ton attache tant d'importance au mot confirmer, alors que nous voyons fréquemment les pontifes romains confirmer, non pas seulement les décrets des con-

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