Dissertationes in concilia, G, p
une de ses Dissertations sur les conciles à prouver par l'histoire la confirmation pontificale des conciles. Plus tard Zaccaria ^ et Muzzarelli^ reprirent ce travail qui, vers la fin du siècle dernier, a été complété par Ilefele ^ dans une thèse dont voici le résumé.
Le concile de Nicée a reçu une première confirmation dans ce fait qu'Osius, Vitus et Vincent, légats romains, furent les premiers à signer les décisions du concile. Quant à la lettre que divers documents nous présentent, et dans laquelle les Pères du concile demandent au pape Sylvestre de confirmer leurs actes, elle est sûrement apocryphe. Néanmoins on a tout lieu de croire qu'il y a eu une approbation demandée et obtenue, mais dont le texte a disparu. Cette conjecture trouve un premier appui dans la démarche que lit plus tard le concile de Chalcédoine pour obtenir la confirmation pontificale de ses décisions. Chalcédoine, en effet, na sans doute pas innové et la discipline dont sa conduite atteste l'existence au cinquième siècle, devait être en vigueur à l'époque de Nicée. Une seconde preuve nous est fournie par le concile romain de 485, qui affirma que les évêques de Nicée : « Confirniationeni rerum atque auctoritateni sanctae ronianae ecclesiae detiilerunt ». D'ailleurs peu de temps après le concile de Nicée, le pape Jules déclara que les décrets ecclésiastiques ne devaient pas être portés sans l'assentiment de l'évêque de Rome. Enfin Denys le Petit rapporte que les décisions de Nicée furent envoyées à Rome pour être confirmées.
L'Église latine entendit parler des décisions du concile de Constantinople avant de les recevoir et un concile italien les rejeta. Un peu plus tard, les actes arrivèrent à Rome et Damase, au dire de Photius, les aurait confirmés. Toutefois cette confirmation n'atteignit que le Symbole, car les canons furent rejetés par saint Léon et môme par saint Grégoire. Au concile de Chalcédoine, les légats pontificaux protestèrent contre les canons, mais non contre le Symbole. Ceci appuie l'assertion de Photius.