Malth
G. Act., IG. 11
leurs épîtres, les apôtres se réfèrent fréquemment à TAncien Testament. Mais ils ne s'en tiennent pas là. Saint Pierre dit en parlant des prophètes : SpÎJ'itu sancto inspirati, locuti sunt Dei homines ^ Saint Paul déclare à Timothée : Omnis scriptura divinitus inspirata utilis est ad docendum^.
Bellarmin avait tiré de TEcriture à peu près tous les textes propres à fortifier sa thèse. On ne trouva, en effet, que très peu de témoignages à glaner après lui. Disons, d'une manière générale, que la démonstration scripturaire de l'inspiration resta au point où l'avait laissée Fauteur des Controvej^ses. Il n'en fut pas de même sur le terrain patristique. Ici Bellarmin n'avait rien. C'était une lacune : on se mit en devoir de la combler. On prouva donc que les Pères avaient attribué à l'inspiration du Saint-Esprit la rédaction tant des évangiles et des épîtres que de l'Ancien Testament. Ce travail, ébauché par Sérarius^, fut peu à peu développé. Dupin le conduisit à un degré qui n'a guère été dépassé ''. Sa dissertation passe en revue les Pères des six premiers siècles et met sous nos yeux les formules dont ils se sont servis pour parler de l'Écriture. « Lisez, dit saint Clément*', les Ecritures saintes qui sont les oracles du Saint-Esprit et sachez qu'elles ne contiennent rien d'injuste, de fabuleux ni de faux. » Saint Justin *^'' explique qu'il ne faut pas attribuer aux prophètes inspirés du Saint-Elsprit ce qu'ils disent, mais au Verbe de Dieu qui les inspire. L'auteur de l'Exhortation aux Gentils "^ ^ souvent identifié avec saint Justin, déclare que les écrivains sacrés n'ont pas eu besoin d'art pour composer et qu'ils n'ont point écrit dans un esprit de dissension et d'animosité, mais qu'ils n'ont eu qu'à se purifier pour recevoir l'opération du Saint- Esprit qui , descendant du ciel comme un archet divin .