‹ Histoire de la théologie positive (volume 2)Chapitre 363 sur 371 · Du Pape, liv. 2, cli · texte numérisé non relu

Du Pape, liv. 2, cli

4. Pouvoir du pape au moyen âge, ou Decho'rhca hisloriquea sur Vori-

livré à une vaste enquête pour démontrer que les papes, s'ils ont revendiqué le droit divin d'excommunier les princes coupables, ne les ont déposés qu'en vertu d'un droit humain, qui était alors universellement reconnu. Jusqu'à Grégoire Vil , l'auteur du Pouvoir des papes au moyen âge interprète l'histoire comme Bossuet. Il souligne le passage de la lettre de Gélase où le pape , tout en demandant à l'empereur d'obéir aux pontifes dans tout ce qui concerne la réception et l'administration des sacrements , lui dit : « Les ministres de la religion obéissent à vos lois dans tout ce qui a trait à l'ordre temporel, parce qu'ils savent que vous avez reçu d'en haut votre puissance ^ » Il assure que le pape Grégoire II a fait ce qu'il a pu pour maintenir l'Italie sous le gouvernement de Léon risaurien ; que Paul diacre et Anastase , qui parlent dans ce sens, ont une autorité incontestable, et que le récit opposé des historiens grecs est sans valeur ■^. Il explique que, dans l'affaire de Childéric et de Pépin, le pape Zacharie n'a pas entendu accomplir un acte de juridiction temporelle, mais donner un simple a<>>is doctrinal sur un cas de conscience que les Français avaient librement porté à son tribunal ^. Il déclare enfin que le pape Léon III, en conférant à Charlemagne le titre d'empereur, a agi comme représentant du peuple romain dont les intérêts lui étaient confiés et non comme successeur de saint Pierre''.

A partir de Grégoire VII, la note change. Gosselin, qui jusque-là marchait d'accord avec Bossuet, l'abandonne, et, tandis que l'auteur de la Defensio accuse les papes de l'école grégorienne d'avoir commis de déplorables abus de pouvoir, le docte sulpicien s'applique à justifier leurs intentions et leurs actes.

On prétend que Grégoire VII a revendiqué le droit divin de déposer les rois. Il n'en est rien. Ce pape a dit : « Bienheu-

gine de la souveraineté temporelle du Saint-Siège (Paris, 1845). Sur les ébauches de ce livre, voir ibid., préface, p. xi.

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